L'Île-de-Hull en 1935.
Carte topographique (détail), «Original survey 1923. Revised 1935», 1/63 360, courbes de niveau en pieds. (Photo à main levée, distorsions possibles.)
Il y a deux ans, j'avais fait écho à la carte interactive des sites contaminés du Québec mise en ligne par L'actualité. C'était un travail signé Hugo Joncas.
Or, je viens de découvrir une compilation des sites contaminés, ou potentiellement contaminés, du Vieux-Hull par l'historien Raymond Ouimet.
De quoi avoir peur, notamment, de quelques pelouses vertes...
«Des secteurs spécifiques, comme le parc Jacques-Cartier et le parc linéaire, sont davantage contaminés que d’autres. En fait, plus d’une quarantaine de terrains de l’île le sont.» Source : Raymond Ouimet dans : «Les terrains contaminés du Vieux-Hull expliqués par Raymond Ouimet», par Michel Moyneur, Info07, 5 févr. 2014.
Bande gris foncé (52b) traversant la carte d'Ottawa à Vankleek Hill : shales (ou schistes, si vous persistez à malmener la terminologie...) de la formation de Billings, formation gazifère continue la plus importante de l'est de l'Ontario. Détail de : Bedrock Geology of Ontario, Southern Sheet, Commission géologique de l'Ontario, 1991, carte 2544, échelle 1:1 000 000
«Le maire d'une petite municipalité de l'Alberta se sent abandonné par le gouvernement provincial dans le dossier de la fracturation hydraulique, à la suite du 367e phénomène sismique à survenir depuis un an dans les environs. [...] Les activités sismiques à Fox Creek ont commencé à inquiéter les résidants en décembre 2014, après 18 tremblements de terre d'une magnitude variant entre 2,7 et 3,7. En janvier 2015, plusieurs autres secousses, atteignant jusqu'à 4,4 sur l'échelle de Richter, ont été enregistrées.» (Source : La Presse Canadienne, dans La Presse, 13 janv. 2016.)
367 séismes en un an. Comme nous sommes dans une année bissextile, le bilan en 2016 risque d'être encore plus lourd !
Sommes-nous à l'abri de semblables secousses ? Rappelons qu'il existe du gaz de shales (et non de schistes !, voir légende sous l'illustration) à Ottawa et dans l'est de l'Ontario.
Vérifiez vos fondations !
Autres billets sur le même sujet
Paysage d'avant l'Anthropocène. Ruisseau de la Brasserie, Gatineau (Québec). Photo © Henri Lessard, 23 déc. 2015.
Extraits de
«Allons-nous entrer dans l’[A]nthropocène en 2016 ?»
Stéphane Foucart, Le Monde, 2 janv. 2016.
«Un nouveau chapitre de l’histoire de la Terre s’est-il vraiment ouvert ? On ne commencera à le savoir qu’au printemps 2016, avec la réunion-clé, à Oslo, en Norvège, d’une quarantaine de chercheurs qui rendront les conclusions de leurs travaux sur l’anthropocène : sa caractérisation, son début, etc. Bref, sa réalité.
Pour une majorité de scientifiques, mais aussi dans la presse, la cause est pourtant déjà entendue : la planète est bel et bien entrée dans l’anthropocène. Imaginé en 2000 par le chimiste et Prix Nobel néerlandais Paul Crutzen pour définir l’«ère de l’homme» – devenu la principale force géologique qui s’exerce désormais sur la Terre –, l’anthropocène s’est rapidement imposé dans le débat public.
[...]
[P]our que l’anthropocène soit officiellement reconnu, il faut lui trouver une réalité géologique, déterminer la signature permettant de l’identifier dans les strates géologiques qui se forment aujourd’hui.»
Reste aussi à décider si l'Anthropocène (avec majuscule s.v.p.) est une ère ou une période. Un autre article du Monde signé aussi par Stéphane Foucart précise qu'il s'agirait d'une période. Wikipedia est plus réservée et parle d'une époque, ce qui est l'échelon immédiatement plus bas dans l'échelle stratigraphique (voir encore Wikiki).
Voir les autres billets (2) du blogue sur le même sujet.
Voir aussi le billet sur le tableau des temps géologiques (5 déc. 2015).
En avril prochain, la Commission internationale de Stratigraphie doit décider sur le statut de l’Anthropocène.
Le même paysage pendant l'Anthropocène. Buildings et rejets de neige de l'autoroute sur la glace. Photo © Henri Lessard, 30 déc. 2015.