vendredi 20 mars 2015

Le Trou-du-Diable, l'équinoxe et les curieux


Détail de la carte d'Austin (1882). Au centre, le Trou du Diable («Devil Hole») à Hull (Gatineau, Québec).
Titre original : Plan of the Lower Village of Hull, shewing its position relative to the city of Ottawa, the property of the heirs of the late Ruggles Wright Esquire. Surveyed by A.W. Austin, C.E., P.L. Surveyor. W.C. Chewett & Co. Lith. Toronto (1882). Bibliothèque et Archives Canada, no MIKAN 4126312


Lorsque ce billet va paraître, le 20 mars 2015 à 18 h 45, heure avancée de l'Est (22 h 45 GMT), ce sera officiellement le printemps.

Par ailleurs, j'aimerais savoir ce qui vaut un surcroît de popularité à mon billet du 7 octobre 2013, «Le Trou-du-Diable : persuasion par compilation».

Il a récolté 178 visites au cours des derniers trente jours (pour un total de 366 depuis sa mise ligne).

Vous qui êtes si curieux, faites-vous connaître !

mardi 17 mars 2015

Hors sujet : trois peintres et un amateur macho


Trois des lecteurs assidus* de ce blogue sont des peintres. Qu'est-ce qui attire la gens picturale ici ? Je l'ignore. Deux d'entre eux sont très loquaces lorsqu'ils troquent le pinceau pour la plume ou glissent un clavier sous leurs dix doigts.

* Quoique, je n'ai jamais vérifié leur assiduité.

Preuve que des individus multi-talentueux existent. Misère, les mono-talentueux étant déjà insupportables !

Je vous invite à aller visiter leurs sites Internet pour vous faire votre propre idée. Vous y verrez des images qui, même muettes, valent mille mots. Mais on ne leur demande, aux images, que d'être belles et de se taire. (Il est encore permis d'être macho avec les images.) C'est d'ailleurs l'un des charmes de la peinture : sauf le frottement du pinceaux sur la toile ou le brimbalement occasionnel d'un cadre mal fixé au mur, la peinture ne fait pas de bruit. Le silence étant une invitation à la contemplation et la contemplation se communiquant mal par les réseaux sociaux, je présume qu'on ne voit plus de quoi je parle.

Je crois pour avoir un peu barbouillé moi même (je n'avais qu'un mono-mini-talent) qu'on apprend à voir la nature dans les peintures et vice-versa. Pour apprécier la lumière, les textures, la transparence, les nuances et mouvements, faut un minimum de pratique (de la nature ou de la peinture, ou vice-versa).

Le choix des œuvres affichées est tout à fait subjectif et répond à mes goûts et penchants du jour. Il ne reflète pas la palette variée des artistes. (En fait, les trois tableaux sont pareillement divisés en deux par une ligne horizontale.)

Ces trois tableaux prouvent que, si la terre est ronde par chez vous, comme d'aucuns l'affirment, ce n'est pas le cas ici. Dans notre coin de pays, la terre est plate. Sinon, les rivières couleraient dans toutes les directions vers les antipodes.


Jean-Louis Courteau


Jean-Louis Courteau, Un étang le soir, 10 x 20 po, 2015.


Cristian de León


Cristian de León, Méditation, acrylique sur carton, 28 x 43 cm, 2012. Pourrait s'intituler aussi Le marteau du géologue ou Martel en tête...


Lise Massicotte

Lise Massicotte, Réflexion, 12 x 24 po, acrylique, s.d.

mercredi 11 mars 2015

Hors sujet : Frigida Florida ? (Ajout)


Image : © NASA (tirée du blogue de J.-F. Cliche, lien dans le texte). Anomalies des températures au sol en février 2015.


J'en ai un peu marre de parler de la météo, ce n'est pas le sujet du blogue, mais puisqu'il y a une suite, ou un complément d'information, à ce qui a été entamé, je récidive. Mais c'est la dernière fois.

Voir billet du 18 févr. 2015, «le climat existe, je l'ai rencontré !» et celui du premier mars 2015, dont le titre était une prédiction qui ne s'est pas avérée, «Mars sera froid». Toujours présente, jamais fiable, la météo... [Rectification contrite et embarrassée, la prédiction s'est avérée et mars est effectivement très froid. À 24 heures de l'équinoxe, on gèle encore.]


Pourquoi a-t-il fait si froid en janvier et février 2015 dans le nord-est de l'Amérique du Nord ?

Selon le climatologue du MIT Judah Cohen, paraphrasé par Jean-François Cliche dans son billet du 11 mars 2015 (Cyberpresse), «l’Arctique se réchauffant plus vite que le reste du globe, cela diminue le gradient de températures du sud au nord. Les fluides de densités différentes (et rappelons ici que la température de l’air influe sur sa densité) n’ayant pas tendance à se mélanger, cela contribue normalement à garder des vents d’ouest en est assez forts pour maintenir l’air polaire à peu près en place. Mais si le gradient de température diminue, alors on croit que les vents dominants devraient en faire autant et rendre le «vortex polaire» plus libre de se déplacer.»

En plus court et en mes propres mots, d'un réchauffement global, on peut tirer un refroidissement local. 

Vous pouvez aussi vous rendre directement au site de la NASA d'où M. Cliche a tiré la carte qui illustre ce billet.

On remarque que le froid (la carte montre les variations selon la moyenne, et non des températures réelles) s'est surtout fait sentir au sud des Grands Lacs. Et que la Floride a été (relativement) froide.


Frigida Florida ?



Image : © NASA


Ajout (16 mars 2015)




Cartes GISS/NASA, tirées du blogue de Jean-François Cliche (Cyberpresse, 16 mars 2015).
1. Février 2015 : anomalies par rapport à la moyenne (1951-1980). La tache violette (couleur de nos lèvres gelées) sur le NE de l'Amérique du Nord : entre moins 4 et moins 6,8 ° sous la moyenne de référence.
2. Février 2000-2015 : anomalies par rapport à la moyenne (1951-1980). Le Québec a gagné entre 0,5 et 1 °.


mardi 3 mars 2015

Gneiss chu en Savoie (suite)



Gneiss de Montebello (Québec) 
autoroute 50, sortie route 323 Nord.
Pièce de vingt-cinq cents canadiens = 24 mm.


Quand je disais hier , à propos du gneiss chu de Savoie, qu'un échantillon grand comme la main peut suffire à identifier une roche...

Gneiss. – Roche métamorphique formée de cristaux de quartz, feldspaths, micas ou hornblende dans des proportions variables. Le métamorphisme s'étant produit en profondeur, on observe des déformations orientées selon les pressions (lamination, linéation, rubanement).

Pas besoin de jeter sur la chaussée une pièce de roc grosse comme un char d'assaut.

Les deux photos de mon gneiss de Montebello (Québec) montrent qu'il a un certain air de famille avec le gneiss savoyard. Gneiss pour gneiss, je préfère les portions modestes.


Photo AFP, tirée du Huffingtonpost français.
L'échelle n'est pas la même, la ressemblance entre ces deux gneiss est pourtant frappante. À quand un jumelage Savoie-Outaouais ?
Pièce d'un dollar canadien = 27 mm.

lundi 2 mars 2015

Éboulement en Savoie



Photo AFP/CLATOT, tirée du site de L'Express.


Si tu ne vas pas à la roche, la roche viendra-t-à toi !

Un morceau assez petit pour tenir dans le creux de la main aurait suffit à établir la nature de la chose. Parfois, trop, c'est tout simplement trop ! Faut pas en donner plus qu'on en demande.



Éboulement en Savoie

«L'accès aux stations de ski savoyardes des Ménuires et de Val Thorens a été rouvert samedi soir, après avoir été bloqué pendant 24 heures à cause d'un éboulement. [...] L'accès aux stations des Ménuires et de Val Thorens avait été coupé vendredi soir après que deux énormes rochers, dont un d'une "cinquantaine de tonnes", étaient tombés vers 16H00 sur la départementale 117, reliant Moûtiers à Saint-Martin-de-Belleville.» LEXPRESS.fr avec AFP, 28 févr. 2015


Autres éboulements dans le blogue




Photo AFP, tirée du Huffingtonpost français.


Ça me semble une sorte de gneiss.

La carte géologique (Sabaudia : histoire, patrimoine, archives des Pays de Savoie) confirme mon impression. Moûtiers est dans le «bleu» : massif cristallin (roches métamorphiques) :