lundi 10 février 2020

Grève des anges au SLO 2020


Avis : ce blogue géologique a pris temporairement l'aspect d'un blogue littéraire...


Grève des anges. Nouvelles (2019)
Henri Lessard
Les Éditions L’Interligne, coll. « Vertiges »
104 pages | 20,95 $
ISBN 978-2-89699-668-1

Pour les personnes intéressées (les autres peuvent évidemment passer leur chemin) : voici l'horaire de mes séances de dédicaces au Salon du livre de l’Outaouais pour mon recueil de nouvelles Grève des anges.


Où et quand

Le Salon du livre de l'Outaouais se tiendra du 27 février au 1er mars 2020, au Palais des congrès de Gatineau, 50, rue de Maisonneuve, Gatineau (secteur Hull).


Séances de dédicaces : Henri Lessard, pour Grève des anges.
Je serai au stand du REFC (nos 119-120) :


  • Jeudi 27 février : 10 h 00 - 11 h 00
  • Vendredi 28 février : 12 h 00 - 13 h 00
  • Samedi 29 février : 10 h 00 - 11 h 00


Liens utiles :




Pour plus de détails sur Grève des anges, outre le site de l'éditeur plus haut, voir le billet du 25 sept. 2019 : « Autopromotion : Grève des anges ».


Grève des anges : présentation

Comment décrire Noëlle, héroïne des nouvelles de Grève des anges ? Sachez qu’elle entretient des relations étroites mais conflictuelles avec les pommes de laitue en plus de redouter que sa baignoire n’achève de la rende agoraphobe. Au début du recueil, elle termine ses études secondaires et affronte le rejet ; à la fin, elle est à l’université et travaille dans un café. Dans tous les cas, Noëlle ne quitte qu’à regret la pénombre des coulisses pour s’exposer aux feux de la rampe.
Coup de foudre assuré pour ce personnage attachant et (légèrement) névrosé.

lundi 3 février 2020

Raconter l'Est ontarien


http://editionsdavid.com/products-page/raconter-l-est-ontarien/
Raconter l'Est ontarien
Hors collection
328 pages
Parution : 31 janvier 2020
ISBN (Papier) : 978-2-89597-721-6
ISBN (ePub) : 9782895977490
ISBN (PDF) : 9782895977483


Les Éditions David d'Ottawa viennent de faire paraître le collectif Raconter l'Est ontarien.


« Le concours d’écriture que les Éditions David lançaient au printemps 2019, « Racontez-nous l’Est ontarien », visait à rassembler des textes qui évoquent ce milieu, mais aussi les gens qui l’habitent, les histoires qui y circulent, la culture ou les lieux qui l’animent, bref ce qui en fait son caractère unique (site des Éditions David). »

Quarante textes, quarante contributions, quarante points de vue, quarante partis pris pour l'Est ontarien. On prend plaisir à visiter cette région très francophone de l'Ontario en feuilletant les pages d'un recueil aussi varié que coloré.

À propos de parti pris, le fait que je sois l'un des quarante contributeurs n'affecte en rien mon jugement en faveur de l'ouvrage ou de l'Est ontarien ! « Juliette et Béatrice » vous attendent (avec moi) au milieu de pages de Raconter l'Est ontarien.

Ce blogue va finir par ressembler à un blogue littéraire...

vendredi 31 janvier 2020

Les Dépossédés du Vieux-Hull : récit poétique


Pierre Raphaël Pelletier,
Les Dépossédés du Vieux-Hull :
récit poétique,
Ottawa, Les Éditions David,
coll. « Indociles », 2020, 144 p.
17,95$
ISBN 978-2-89597-726-1


Pierre Raphaël Pelletier nous raconte son Vieux-Hull. Petites vies au raz de l'asphalte et du ciment des trottoirs ; c'est l'Île-de-Hull d'autrefois, avec la rue Principale (promenade du Portage) et ses commerces courus pour artère et le parc de la Gatineau comme poumon lointain. C'est le Vieux-Hull d'un poète qui remonte jusqu'à ses années d'enfance.

« La rue Principale / avec le coin qu'on préfère qui ramène à l'essentiel / la rue à portée de la main / la rue à portée de l'humain (p. 135). »
« Vous baignez dans ce décor / enfants insouciants / d’une époque rassurante (p. 16). »

C’est aussi l’histoire d’un quartier populaire, d’un quartier ouvrier. Entre 1969-1975, 1600 maisons sont démolies, 6000 familles sont expropriées de façon cavalière pour faire place aux édifices fédéraux et provinciaux. Les Dépossédés du Vieux-Hull remémore le drame des gagne-petit arrachés à leur cadre de vie, aux liens familiaux et sociaux qui tissaient la trame de leur existence. Le Vieux-Hull a été saccagé, ce qu'on ne pouvait exproprier - l'église Notre-Dame, l'hôtel de ville - a opportunément disparu en fumée.

Magouilles financières et tripotages politiques l’ont emporté ; l'omerta clouait les lèvres. Protestations et contestations n’ont rien changé à l’affaire. Benoît, le frère poète de l'auteur, gardera longtemps les séquelles d'un coup de matraque constabulaire...

Pierre Raphaël a la bonne inspiration de ramener à plusieurs reprises notre attention sur le destin de ses proches. Je ne détaille pas ici le compte des bons et mauvais jours, des plaisirs et des deuils, des projets et des désillusions. On trouve là les pages les plus attachantes du livre, les plus riches en humanité. La texture même de la vie nous y est révélée.

Passent l’ombre de personnages marquants, Marcel Chaput, Mgr Charbonneau ou celle du peintre Jean Dallaire. Celles, plus anonymes, du « Club des poètes maudits »…

Les Dépossédés nous offre ainsi une triple biographie ; celle de l'auteur, de sa famille et du Vieux-Hull. Le texte est scandé par plusieurs poèmes qui redit la prose d’une façon plus lyrique et plus personnelle.

Le texte est divisé en courts chapitres qui donnent un rythme enlevant à la lecture. On espère des jours meilleurs, on attend le retour du printemps, « celui qui reste pour de bon/qui sourit amusé d’être là (p. 101). »

Mais quel printemps espérer pour le Vieux-Hull défunt ?

« Mon Vieux-Hull date de 1900. Au-delà des mots et de lancinantes étrangetés, liées entre elles par des forces funestes, d’autres feux d’origine suspecte illuminent les cieux du centre-ville de Hull lors de sa destruction au tournant des années 1970. Résonnent de sourdes complaintes dans les rues des quartiers ouvriers qui ont échappé au carnage. Ainsi a-t-on détruit ma ville natale, et l’on continue, encore aujourd’hui, à vouloir mettre fin à d’autres quartiers patrimoniaux, au profit de tours à condos luxueuses et... gourmandes. Il va sans dire que j’ai été témoin — comme tant d’autres — de la barbarie qui s’est abattue sur le Vieux-Hull. À la lumière de tout ceci, j’ai écrit ce court récit poétique pour rappeler les moments heureux et malheureux de mon enfance, de mon adolescence et la fin de ma jeunesse, vécues dans ce qu’on appelle maintenant l’Île de Hull. J’espère que ce récit, écrit au fil de la mémoire d’un enfant d’alors et d’un écrivain d’ensuite, avec les inexactitudes qu’engendrent les souvenirs nourris de fantasmes choyés dans la fiction, saura vous émouvoir... et vous faire retrouver le passage vers votre propre enfance (Les Dépossédés du Vieux-Hull, p. 13-14). »

Henri Lessard, 20200131


* * *


Né à Hull, du côté québécois de la rivière des Outaouais, Pierre Raphaël Pelletier a passé la plus grande partie de sa vie du côté ontarien, où il a milité dans de nombreux organismes artistiques et culturels francophones. Menant une double carrière d’artiste visuel et d’écrivain, il a réalisé plus d’une trentaine d’expositions, solos ou en groupe, et publié une vingtaine de livres. (Paragraphe biographique extrait du site des Éditions David.)

mardi 31 décembre 2019

2020


Surface gelée de la rivière des Outaouais à Gatineau (QC) vue a) depuis la hauteur de mes yeux (je mesure 1,80 m) ou b) depuis le tablier du pont Alexandra (hauteur de 15 m). Réponse à la fin des vœux.


En 2020, tout le monde aura vingt sur vingt à ses examens. Dans l'intitulé de la date, du moins.  

Il y a cent ans, en 1920, on s'était contenté de frôler le score parfait. Depuis, nous avons fait des progrès et appris nos leçons.

Raison de plus de vous réjouir et de passer une année 20/20 !


Réponse : b.

mardi 24 décembre 2019

2020, année symétrique


Meuh too, je vous souhaite mes meilleurs vœux pour les Fêtes !


Joyeux Noël, bonne année, mes meilleurs vœux !

Soyez prudents. Les jours allongent, mais les engelures sont à craindre quelque temps encore.

Juliette (photo) tient à joindre ses vœux aux miens. Meuhhh too ! meugle-t-elle.

Dans sa petite cervelle de bovin, Juliette héberge une mémoire d'éléphant. Elle participe, par l'entremise de ma plume, au recueil de textes Raconter l'Est ontarien à paraître aux Éditions David en 2020, l'ouvrage qui regroupera les textes d'une quarantaine de contributeurs. Juliette se remémore le bon (?) vieux temps : « En ce temps-là, les téléphones étaient fixes, les femmes commençaient à avoir la bougeotte. »

Mais l'important, c'est que vous passiez du bon temps durant les fêtes et que 2020 - une année doublement paire puisqu'en plus d'être divisible par deux, elle est parfaitement symétrique -, débute sous les meilleurs auspices !