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à la fin du billet. |
Premier d'une série de trois textes parus dans le défunt Bulletin du Club de minéralogie de l'Outaouais (CMO)*. Je les avais rédigés en vue du pow-wow des Clubs de minéralogie du Québec qui s’est tenue dans l’Outaouais sous l'égide du CMO, du 4 au 7 septembre 1998.
Ce premier extrait n'est en fait que le résumé des deux exposés qui vont suivre. Tel qu'il était à l'époque de sa rédaction, il me semble encore valable. La principale mise à jour que j'ai dû faire concerne les terres rares et la reprise de la prospection de l'uranium.
Précision d'ordre géographico-administrative : dans cette série de textes, j'ai annexé à l'Outaouais les Laurentides, tant il est difficile de faire coïncider les divisions administratives et géologiques, ces deux régions se partageant la «ceinture centrale des métasédiments» (définie dans ce billet) de la province géologique de Grenville : il m'est apparu inopportun de diviser pour des raisons administratives ce que la géologie avait réuni...
* Vol. 2, no 3, sept. 1998.
* * *
De 1870 à 1890, l’Outaouais a été le centre minier le plus actif du pays. La mine Bristol, dans le Pontiac, fut un moment (1873-1894) la principale mine de
fer au Canada. Cependant, le principal minéral exploité était l’
apatite (phosphate) dont les gîtes parsèment l’Outaouais. À partir de 1890, les mines d’apatite connaissent un déclin rapide avec l’arrivée sur le marché du phosphate des vastes gisements américains.
L’industrie minière se tourne alors vers le
mica (phlogopite) (1895-1965) qui prend le rôle dominant laissé par l’apatite, d’autant que ces deux minéraux se rencontrent au sein des mêmes gisements (filons de calcite-apatite-mica :
voir le billet que je leur ai consacré). On met en valeur les gîtes de
feldspath (1920-1970). Après 1930 toutefois, l’exploitation de ces minéraux entre dans une phase moins prospère.
Durant les années 1950, on a prospecté l’
uranium sans découvrir parmi les nombreux gisements rencontrés aucun qui soit rentable.
Entre autres minéraux déjà exploités dans l’Outaouais, mentionnons le
graphite, la
brucite, la
magnésite et le
kaolin. De l’
or et de l’
argent, comme produits secondaires, ont été extraits de la mine de
zinc et de
plomb New Calumet (île du Grand Calumet).
Les années 1970 voient pratiquement disparaître l’industrie minière dans l’Outaouais. En 1989, s'est malgré tout ouvert au sud de Mont-Laurier la plus grande mine de
graphite en activité de l’Amérique du Nord (mine Saint-Aimé-du-lac-des-Îles). Des carrières de
pierre sont toujours actives (granit, dolomie, calcaire). On prospecte actuellement le
zinc, le
graphite et la
wollastonite.
Depuis quelques années, on assiste à un regain de la prospection de l'
uranium, ce qui ne va pas sans susciter une forte opposition parmi la population (
lien externe). Certaines carbonatites immédiatement au nord de Gatineau ont attiré l'attention des compagnies minières par leur teneur en
terre rares.
Détail de : Avramtchev, L. et Lebel-Drolet, S., coord., Gîtes minéraux du Québec : Laurentie-Saguenay, feuille Ottawa, 31G, carte M-326 (1/250 000), 1981. Les altitudes sont en pieds, non en mètres.
LÉGENDE (ADAPTÉE)
Minéralisations
- Substances métalliques – Fe : fer ; Mo : molybdène ; U : uranium
- Minéraux industriels – ap : apatite ; asb : asbestos ; ba : barytine ; br : brucite ; fd : feldspath ; gp : graphite ; mi : mica ; qz : quartz
- Matériaux de construction – gc : grès
Lithologies
- Plate-forme du Saint-Laurent – 6 ; dolomie, calcaire ; 5: calcaire, grès, shale ; 4 : dolomie ; 2 : grès
- Province de Grenville – G19 : granite ; G18 : syénite ; G17 : monzonite ; G10 : gabbro ; G7 : marbre et roche calcosilicatée ; G6 : quartzite ; G5 : paragneiss ; G4 : orthogneiss et migmatites