samedi 28 février 2015

Hors sujet

Billet mis en ligne par accident et supprimé.

Hors sujet : ressemblances et symétrie



En haut. – Caspar David Friedrich, Falaises de craie à Rügen, vers 1818, huile sur toile, 90,5 x 70 cm.
Musée Oskar Reinhart. Image : version réduite de celle disponible dans Wikipedia : The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei. DVD-ROM, 2002. ISBN 3936122202. Distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH and [1] (lien.)
En bas. – Lac Pink (voir ces autres billets), parc de la Gatineau (Québec), Henri Lessard, sept. 2007.


Quelle ressemblance entre des falaises blanches et un lac vert portant le nom de Pink ?

Le petit arbre, au bas de la photo, fait tout ce qu'il peut, en s'inclinant vers la gauche, pour imiter le piton rocheux de Friedrich.

L'absence de voiliers et de figurants sur la photo ne m'a pas échappé. Lacunes qui n'empêchent pas que la vision de cette photo me rappelle immanquablement la toile de Friedrich. C'est devenu un automatisme mental.

Par contre – la symétrie s'arrête là –, la toile ne me ramène jamais à l'esprit le souvenir de la photo. Friedrich se suffit très bien à lui-même.


Images réduites pour faciliter la comparaison.


jeudi 26 février 2015

Lac Pink : la CCN se goure



Fig. 1. Le lac Pink, dans le parc de la Gatineau (Québec). Photo 29 sept. 2007.


La Commission de la capitale nationale (CCN), qui gère le parc de la Gatineau a des préoccupations pédagogiques louables. Dans la plupart des cas, elle atteint ses buts.

Parfois, rarement, à l'occasion, par distraction, à l'insu de son plein gré, elle se plante.

Témoin cette carte géologique qui illustre un panneau d'interprétation sur la rive du lac Pink (fig. 2 et 3).

(Pour d'autres détails sur la géologie du lac Pink, voir le billet «Lac Pink : le tigre et l'hippopotame (plus une tortue)» du 27 déc. 2009.)

Les contours géologiques de la carte sont justes. Ils sont même plus précis que ceux d'aucune autre carte du secteur que j'ai vue. (En fait, j'aimerais bien savoir d'où ils ont été tirés.) Le problème, c'est qu'ils ne contiennent pas toujours les bonnes lithologies.

Je me base pour cette affirmation sur deux choses :

  • mes observations personnelles (dont la CCN ne ferait pas grand cas) ;
  • la carte de Hogarth (1970), publiée par la Commission géologique du Canada (CGC), la plus complète publiée à ce jour pour le secteur.

Hogarth est probablement l'homme qui connait le mieux la géologie de la région. Si sa carte du sud du parc de la Gatineau (1970) est d'une échelle plus grande que celle du panneau, elle contient néanmoins un luxe de détails qui en fait un délice pour qui apprécie ce genre d'ouvrage. M. Hogarth a enseigné la géologue à l'Université d'Ottawa et a rédigé une foule de rapports et d'articles sur la géologie du Précambrien de la région de Gatineau.

Qualifier de «calcite», comme la fait la CCN, des roches à silicates de calcium (skarns) résulte peut-être d'une erreur de traduction ou d'interprétation. De plus, le marbre étant constitué de calcite, distinguer le minéral de la roche reviendrait à établir une différence entre la mie du pain et le pain lui-même. Quant à confondre syénite et paragneiss, j'ignore si c'est une dose de bonne ou de mauvaise volonté qu'il faut pour y parvenir. La syénite est abondante dans le parc, inutile de la faire figurer là où elle n'est pas.

Je traîne cette affaire dans mes dossiers depuis... depuis des années. La copie de la carte de la CCN que j'ai réalisée d'après l'originale sur le panneau date de décembre 1999.

C'est dire l'urgence que j'attachais à communiquer ces faits...

Voir aussi ces deux billets sur d'autres faux pas cartographiques (de la CGC cette fois) :

11 févr. 2010, «Pas de «A» pour la 1508A»
7 sept. 2013, «Pas de «A» pour la 1506A»

PS. Moi aussi il m'arrive de me tromper. J'avais d'abord titré ce billet «Lac Pink : la CCN se gourre». Pour un petit R de trop, c'est moi qui erre.

Référence

  • Hogarth D.D., 1970 – Geology of the southern Part of Gatineau Park, National Capital Region, Quebec. Commission géologique du Canada, Étude 70-20, 1970., 7 p. (avec carte 7-1970, 1:18 000)



Fig. 2. Détail d'un panneau d'interprétation sur la rive du lac Pink («Vous êtes ici»). Le «ici» est illustré à la fig. 5.


Fig. 3. D'après la carte du panneau de la fig. 2 (déc. 1999), avec rectification de la géologie (j'ai utilisé une autre carte pour le contour du lac, d'où quelques différences dans les détails). Pour les «corrections», j'ai utilisé mes propres observations et mon interprétation de la carte de Hogarth (1970). Nord vers le haut.
  • Marbre (à graphite) ;
  • Calcite (sic : roches à silicates de calcium (à pyroxène)) ;
  • Syénite (sic : paragneiss à biotite et grenat) ;
  • X : mine de mica et apatite (fermée) ; P : parking-belvédère ; Panneau (arche) : voir fig. 2 et 4 pour le panneau, fig. 5 pour l'arche.



Fig. 4. Le panneau en entier. (Pour le texte, voir fig. 8.) on reconnaît l'arche, en bas à gauche, telle que visible sur la photo de la fig. 5.



Fig. 5. L'arche du lac Pink dans du marbre graphiteux rouillé («Vous êtes ici» et «Arche» des fig. 2 et 3), à l'époque où elle était accessible au public. Le morceau de roc au sommet de l'arche évoque une tête de lionne – ou de tortue. Le «11» correspond à un ancien usage du document dans le blogue. Je ne numérote plus ainsi chacune de mes photos ! Photo juillet 2000.



Fig. 6. Le lac Pink vu du belvédère du parking de la promenade. Faudrait dire à la CCN que laisser pousser les arbres devant un belvédère annule de même coup sa qualité de belvédère... Photo 19 oct. 2014.



Fig. 7. Le lac Pink, depuis son extrémité ouest. Photo 29 sept. 2007.


Fig. 8 (ajout de dernière minute). J'ai pensé que certaines personnes aimeraient lire le texte du panneau. Pour l'écologie du lac, notamment sa couleur turquoise, revoir le lien donné au début de l'article.

samedi 21 février 2015

Façonnement du relief des Laurentides


Sainte-Agathe-des-Monts (et non Saint-Agathe (sic) !) se trouve
du côté est du lac situé un peu au dessus du centre de la carte.

Document tiré de Bouchard et al., 2007.


Au cours de mes promenades, le paysage amène immanquablement le même genre de questions à se bousculer dans mon esprit : pourquoi une colline ici et une plaine là, un escarpement à cet endroit et une sablière à cet autre ? Pourquoi ceci, pourquoi cela ?...

Pour avoir rencontré plusieurs olibrius de mon espèce, je peux témoigner de la grande fréquence de la maladie dans la population.

Comme contribution au soulagement des symptômes les plus irritants de ce syndrome, cette carte du secteur de Sainte-Agathe-des-Monts dans les Laurentides, Bouclier canadien (Bouchard et al., 2007). Aux plus atteints du syndrome «Pourquoi ?...», cette image soignera mille maux :

Le contours des collines se tient à l'intérieur des cases dessinées par le quadrillage des joints, diaclases et failles (lignes noires). Les effets de l'érosion se sont concentrées le long de ces lignes de faiblesse du socle. L'alignement désordonné des collines, la silhouette des lacs, le réseau hydrographique entier sont ainsi influencés par le treillis des fractures.

La plus grande partie du travail de l'érosion s'est faite avant les glaciations. Selon Bouchard et al. (2007), le relief actuel résulte du dégagement des altérites du Bouclier canadien datant du Tertiaire.

Pour plus de détails, voir le billet du 25 nov. 2012, «Paysage pré-glaciations».

Source de l'illustration

  • Mireille Bouchard, Serge Jolicœur, Jean-Pierre Peulvast, «Altération et évolution géomorphologique du bouclier canadien dans le sud-ouest du Québec», dans : Du continent au bassin versant. Théories et pratiques en géographe physique (Hommage au Professeur Alain Goudard), 2007, Press Universitaires Blaise-Pascal, p. 39-54.

vendredi 20 février 2015

Hors sujet : conjonction de la Lune, de Vénus et de Mars


1. Trio nocturne : la Lune, Vénus et Mars (cette dernière, peu photogénique, n'apparaît pas sur le cliché) au dessus du Musée canadien de l'histoire à Gatineau (Québec), 20 février 2015, à 19 h 05.


Le spectacle est rare. Mes photos ne lui rendent pas justice (depuis que mon appareil a pris un bain forcé, certaines de ses fonctions sont devenues des non fonctions) ; le mince croissant de la Lune, presque à l'horizontale, soutenant l'hémisphère dans l'ombre que révélait la lumière cendrée* ; Vénus, à gauche et, un peu au dessus de celle-ci, pâlotte, presque éteinte, Mars. D'ailleurs, cette dernière n'apparaît même pas sur mes photos (j'ai dû indiquer sa position approximative, voir photo 3).

* Lumière cendrée : clair de terre sur la Lune. Voir Wikiki


2. Question qualité, ce détail n'en contient pas beaucoup (de détails). Il permet malgré tout d'apprécier la lumière cendrée de la Lune (la partie non éclairée par le soleil, visible comme une lumière grise).

«... mince et recourbée, tu glisses dans les espaces comme une galère sans mâture...» Salammbô, Gustave Flaubert


3. La Lune, Vénus et Mars (position approximative de cette dernière donnée par le point rouge). Je me demande : fallait-il absolument que j'indique la Lune par un L ?

mercredi 18 février 2015

Hors sujet : le climat existe, je l'ai rencontré !



Les températures en janvier 2015 au Québec ont été jusqu'à 4 degrés sous la normale. Nous payons de nos frissons le privilège de constituer une anomalie sur la planète ! Plus sérieusement, les grandes plages (en brun) où les températures atteignent 8 degrés au dessus de la normale m'impressionnent bien davantage. Image : © NASA. Source :
http://www.reportingclimatescience.com/news-stories/article/nasa-northern-warmth-drives-second-warmest-january.html



«La carte ci-dessus montre les écarts de température enregistrés en janvier dernier par rapport à la moyenne de 1951 à 1980. On y voit qu’il a fait plus chaud que la normale pratiquement partout — en fait, janvier 2015 est le deuxième mois de janvier le plus chaud jamais observé — sauf… Ceux qui n’étaient pas dans le sud le mois dernier le savent très bien : sauf au Québec.» (Blogue de Jean-François Cliche, Cyberpresse, 16 févr. 2015. Voir aussi cet autre article du même auteur.)

Il semble qu'il s'agisse d'une sorte de récidive (voir J.-F. Cliche, 19 déc. 2013).

Il n'y a pas de quoi devenir climatosceptique : le climat, moi, j'y crois ! Même, nous nous croisons plusieurs fois par jour. Essayez-donc de faire comme s'il n'existait pas !

mardi 17 février 2015

Des collines, des bois, une plaine et de l'argile


Il arrive que la rédaction d'un billet génère des chutes et morceaux, textes ou figures, qui restent en trop. Comme ce diptyque «2015-1920» dont le but était de m'aider à situer certains lambeaux de grès de Nepean épars sur le Bouclier canadien (voir billet du 16 févr. 2015, «Lambeaux de grès de Nepean à Gatineau»).

Il est amusant de constater que les affleurements cartographiés se confondent pratiquement avec les collines boisées ; la plaine d'argile de la mer de Champlain (jaune clair), pauvre en affleurements rocheux, et pour cause, a été mise en culture et son allure n'a pratiquement pas changé en un siècle.


À gauche : Photo © Bing. Gatineau (SW), Cantley (N) et Val-des-Monts (E). À droite, détail de la carte de Wilson (1920).
Légende adaptée
QUATERNAIRE
   Champlain
Q2 (jaune pâle ; fond de la carte) : argile, sable et gravier ;
   Glaciaire
Q1 (jaune vif) : argile à blocaux, blocs, sable et gravier.
PALÉOZOÏQUE
   Cambro-ordovicien
CA1 (brun foncé) : grès et conglomérat : W1H, W2 et W3H.
PROTÉROZOÏQUE
   Groupe de Grenville et roches magmatiques associées :
5 (vert) : pyroxénite métamorphique (skarn) ; 4 (rose) : granite et pegmatite ;
2 (rouge) : granite de Quinnville ; A2-2 (brun pâle) : gneiss à grenat et sillimanite, quartzite et roches intrusives non différenciés ; A2 (bleu pâle) : gneiss à grenat et sillimanite, quartzite ; A1 (bleu moyen) : calcaire cristallin (marbre).


Photo © Bing. Grès de Nepean (W1H sur la carte de Wilson) signalés par des X. Visée vers le sud, la situation est donc inversée par rapport aux figures plus haut. Îlots de roc boisés émergeant de la mer de glaise (argile de la mer de Champlain).


Références

  • Hogarth D.D., 1981 — Partie ouest de la région de Quinnville. MERQ, DPV 816, 28 p., avec une carte au 1/10 000.
  • Wilson, M. E., 1920, Geology of Buckingham, Hull and Labelle Counties, Quebec, Commission géologique du Canada, carte 1691

lundi 16 février 2015

Lambeaux de grès de Nepean à Gatineau



FIG. 1. Gros plan sur W1H (voir carte). Stylolite* parcourant un grès de Nepean, au nord de Gatineau, dans un lambeau isolé sur le Bouclier précambrien. Le tracé du stylolite est cimenté par de la pyrite. Chemin de Bellechasse, Gatineau (Québec). Photo juin 2008.
* Voir Wikiki (en anglais).


Résumé
Lambeaux d'érosion du grès de Nepean sur le Bouclier canadien à Gatineau et Val-des-Monts (Québec): complément au billet du 19 nov. 2014, «Les chemins des erratiques», sur les erratiques du grès dans l'Île-de-Hull.
45.519587, -75.696887


La photo plus haut a été supprimée d'un vieux billet remanié. Elle ne présente aucun intérêt particulier, mais plutôt que la perdre, autant la laisser en ligne en tâchant de lui trouver un contexte. Il s'agit d'un lambeau de grès de Nepean (Cambro-ordovicien, env. 500 millions d'années) isolé sur le Bouclier canadien (plus d'un milliard d'années, lui), au nord des formations du Paléozoïque auxquelles la roche appartient.

C'est le même grès que celui qui se retrouve au lac Beauchamp, là où le contact des sédiments du Paléozoïque et du Bouclier canadien qu'ils recouvrent en discordance d'érosion est particulièrement bien exposé.

C'est aussi le même grès qui a fourni les erratiques du parc de la Gatineau et de l'Île-de-Hull. (Billet du 19 nov. 2014 ; lien dans le Résumé.)

En fait, l'unique mérite de ce billet de sauvetage (faut le souligner pour qu'il ne passe pas inaperçu) est de m'avoir fourni le prétexte de faire la compilation des lambeaux du grès de Nepean au nord de Gatineau. Longtemps j'ai cru, faute de réexaminer les cartes, que celui du chemin de Bellechasse, le seul d'accès facile, était le plus septentrional qui existait. Eh bien non, il y en a d'autres, dont certains ont échappé à Sandford et Arnott (2010), les auteurs de la carte annotée ici. Il y existe sûrement plusieurs encore, non répertoriés, ou difficilement repérables sous les dépôts du Quaternaire.

L'affleurement W3H se trouve quand même cinq km au nord de la bande principale de grès (en jaune sur la carte) ; ce qui subsiste du grès n'est qu'un mince liseré de la formation originale. 

L'intérêt des ces lambeaux (finalement, ce billet ne manque ni d'intérêt ni de mérite) est qu'ils représentent autant de sites potentiels pour l'examen du contact du grès en discordance sur le Bouclier canadien. (Voir les billets sur la discordance d'érosion du lac Beauchamp, lien plus haut dans le texte.)

Affaire à suivre...



Carte : détail modifié de Sandford et Arnott, 2010. La rivière des Outaouais à Gatineau (nord) et Ottawa (sud).
Légende très simplifiée
Précambrien (Protérozoïque) ; province de Grenville du Bouclier canadien, plus d'un milliard d'années ;
  • Blanc : roches métamorphiques et plutoniques.
Plate-forme du Saint-Laurent (Paléozoïque) ; Cambro-ordovicien et Ordovicien, ca 515-445 millions d'années
  • Jaune : grès de Nepean. Orangé, teintes de bleu et de gris: calcaire, dolomie, grès et shales.
Lignes noires : failles.

Annotations
A et B : erratiques de grès de Nepean observés (voir billet du 19 nov. 2014) ;
C : lac Beauchamp : grès de Nepean en discordance sur le Bouclier canadien (voir billet du 23 janv. 2011) ;
W1H : grès de Nepean (Wilson, 1920 ; Hogarth, 1981), chemin de Bellechasse (Gatineau) ; tranchée de route, dans le bois et monadnok dans les champs ;
W2 : grès de Nepean (Wilson ; 1920) : entre le chemin Saint-Antoine et la montée Paiement (Gatineau) ; dans le bois * ;
W3H : grès de Nepean (Wilson ;1920 et Hogarth, 1981) : à l'ouest du chemin Fogarty (Val-des-Monts) ; dans le bois, sous une ligne à haute-tension ;
W4 : grès de Nepean (Wilson ; 1920) : rives de la Blanche, à Masson-Angers (Gatineau), près de l'autoroute 50 *.
* Affleurements situés hors de la carte de Hogarth (1981). Les affleurements W3H et W4 semblent avoir échappé à Sandford et Arnott (2010), sur la carte desquels ils ne figurent pas.



FIG. 2. La photo 1 (W1H) avec un peu de recul. Les lignes obliques sont des traces d'une stratification entrecroisée, indice de l'accumulation du sable par des courants ou par le vent.



FIG. 3. © Google. Toujours le W1H, cette fois en 50 nuances de gris, chemin de Bellechasse (Gatineau) ; vue vers le sud.


FIG. 4. © Bing. W1H vu des airs (visée vers le sud) ; les X marquent les affleurements réuni en un seul contour sur la carte de Sandford et Arnott (2010). La route principale est le chemin de Bellechasse. La roche émerge de la couche d'argile laissée par la mer de Champlain.


FIG. 5. © Bing. W1H, encore et toujours. Détail de la photo 4. Je ne suis pas certain de la nature de la roche ; d'après Wilson, 1920, il s'agirait de grès. Il me semble apercevoir un peu de gneiss rubané à gauche (?). Ce serait conforme à la carte de Wilson (1920 ; voir message du 17 février 2015) qui place ce lambeau de grès au milieu d'une étendue de paragneiss à grenat. Le site constituerait un endroit idéal pour l'examen du contact du grès en discordance sur le gneiss du Bouclier canadien. Avec l'accord du propriétaire...


Références
  • Hogarth D.D., 1981 — Partie ouest de la région de Quinnville. MERQ, DPV 816, 28 p., avec une carte au 1/10 000.
  • Sanford, B.V. et Arnott, R.W.C., Stratigraphic and structural framework of the Potsdam Group in eastern Ontario, western Quebec, and northern New York State, Commission géologique du Canada, Bulletin 597, 2010, 83 p. (+ cartes)
  • Wilson, M. E., 1920, Geology of Buckingham, Hull and Labelle Counties, Quebec, Commission géologique du Canada, carte 1691

mercredi 4 février 2015

Coups de gouge dans le calcaire


Ceci est un appel à tous.

Est-ce qu'un spéléologue averti serait en mesure de m'indiquer la direction du courant qui a creusé les coups de gouge sur ces trois parois de calcaire ?

J'ai ma petite idée, mais l'éclairage latéral n'aide pas à la lecture des reliefs et je suis loin d'être un expert dans le domaine.

Par avance, tibi gratias ago (latin de cuisine, que dis-je, d'épluchures de patates !) à toi (ou toi, ou toi ou un autre toi...) qui prendra la peine de t'arrêter deux minutes pour réfléchir à la question.

De haut en bas, pour identification : calcaire gris sombre, calcaire brun et calcaire gris clair.