Affichage des articles dont le libellé est 31G/11. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 31G/11. Afficher tous les articles

mardi 13 octobre 2020

Brique écossaise du lac Leamy (AJOUT)

Photo Paul Paquette, lac Leamy, Gatineau QC, 2017.
Cette demi-brique a été découverte par M. Paul Paquette au lac Leamy (Gatineau QC), à l'endroit où s'élevait le moulin à vapeur de la scierie d'Andrew Leamy (1854-1874 ; voir billet du 6 août 2020 ; « Le canal oublié du lac Leamy ».)

L
a brique portait une marque de son fabriquant. Seule la fin des trois lignes de l'inscription était lisible :

... ENT
... (W?)N & SON
...LEY


M. Paquette a aussitôt fait le lien avec les briques réfractaires importées d'Écosse trouvées sur le site voisin de l'ancien moulin à vapeur de la Gilmour & Hughson, au parc Jacques-Cartier (1873-1933 ; voir billet du 21 sept. 2020, « Les briques écossaises de la Gilmour ».

L'Écosse a longtemps été une grande productrice de briques réfractaires. Elles étaient recherchées pour leur qualité et les commandes affluaient de partout au monde. Le Château Frontenac par exemple se pare d'un « revêtement mural de brique de Glenboig orangée [1]. » À propos de la briquerie de Glenboig, justement, on dit ceci : « C'était la plus grande manufacture de briques réfractaires au monde à la fin du XIXe s. et les GLENBOIG ont été exportées dans presque tous les pays industrialisés (ma traduction) [2]. »

J'ai consulté le site Internet de Cranston, Scotland's Brick Industry, consacré, comme son nom l'indique, à l'industrie de la brique en Écosse. N'ayant pu trouver parmi sa nomenclature de briques une qui corresponde à celle de M. Paquette, j'ai envoyé un courriel à M. Cranston pour lui demander d'éclaircir la question.

[1]. - « Lieux patrimoniaux du Canada », http://www.historicplaces.ca/fr/rep-reg/place-lieu.aspx?id=1320, consulté le 4 mars 2017.
[2]. - « It was the largest fireclay company in the world at the end of the 19th century and GLENBOIG firebricks were being exported to nearly every industrial country in the world. » http://www.scottishbrickhistory.co.uk/glenboig-3/, consulté le 4 sept. 2016.

Voici la réponse de M. Cranston, venue par courriel, texte et photo :

Photo Mark Cranston.
« Yes indeed your brick is Scottish and would have read "Patent R Brown & Son, Paisley''. 

Robert Brown was a very influential businessman in the Paisley, Glasgow area and he was also the Provost of Paisley for a number of years.

He owned several brickworks in the area, Ferguslie Fireclay Works, Shortroods Brick and Tile Works and the Caledonian Brick and Drain Pipe Works. »

Bref, la brique de M. Paquette est bien d'origine et de fabrication écossaise. Celle de M. Cranston est toutefois plus photogénique que la sienne...

La brique du lac Leamy et de celles de la Gilmour pourraient cependant provenir de remplissages récents (après 1950). Mais comme elles ont été trouvées à l'endroit où se sont élevés autrefois des moulins à vapeur, j'accorde un poids relatif à cette hypothèse. Les briques ont toutes les chances d'être des reliques de ces anciens moulins.

Elles ont traversé l'Atlantique pour servir quelque part à quelque chose avant d'être répandues au sol ! Il serait intéressant de savoir s'il y a eu d'autres moulins à vapeur dans la région. Sujet à explorer...

Notons que si les fondateurs de la Gimour étaient d'origine écossaisse, Andrew Leamy était d'origine irlandaise (voir mes deux billets cités plus haut).

Montage et retouches Henri Lessard © 2018.


Le lac Leamy : position du moulin à vapeur de la scierie d'Andrew Leamy, 1884 vs 2018.

1884 (carte)
A : Old Canal (datant de 1848); 
B : New Canal (datant de 1865); 
C : Leamy’s Old Steam Mill; 
D : décharge du Lac Leamy dans l’Outaouais; 
E : entrée du cours d’eau intermittent qui s’écoulait dans le ruisseau de la Brasserie; 
RG : rivière Gatineau; pointillé dans la Gatineau : estacades.
Modifié du Plan of the government works at the mouth of the Gatineau River. Surveyed by W.J. Macdonald. P.L.S. Ottawa, Dec. 6th 1884. J.H. Roy (détail).
No MIKAN 4133993, 
Bibliothèque et Archives Canada.


2018, photo satellite (© Google)
I : île dans la Gatineau ; 
LC : lac de la Carrière.

AJOUT (14 oct. 2020)

À propos de la possibilité de trouver des briques écossaises ailleurs dans la région, signalons celle trouvée à Rockland (ON) et dont parle le site Scotland's Brick and Tile Manufacturing Industry de Mark Cranston.

Il s'agit d'une Gartcraig Scotland No 6*. Elle a été trouvée par Helen Pace : « The brick we found in our yard in Rockland, Ontario, Canada », selon ses propres mots.

* Le site de la Gilmour a donné une Gartcraig Scotland No 1. (Voir le billet du billet du 21 sept. 2020, « Les briques écossaises de la Gilmour ».)

Gartcraig Scotland No 6.
Photo Helen Pace, Rockland ON, dans : 

Rockland est située à moins de 50 km à l'est de Gatineau, sur la rive droite de l'Outaouais, en Ontario. 

« In 1868, a young entrepreneur, William Cameron Edwards, decided to establish a sawmill at the McCaul point [Rockland]. [...] The woodmill owned by W. C. Edwards closed in 1926, as a result of the economic turmoil following the First World War. » (Wikipédia)

Le moulin à vapeur de Rockland a été la proie des flammes en 1875 pour être ensuite reconstruit*. 

* Hughson, John W. et Courtney C.J. Bond. Hurling Down The Pine. The story of the Wright, Gilmour and Hughson Families, Timber and Lumber Manufacturers in the Hull and Ottawa Region and on the Gatineau River, 1800-1920. Chelsea, Historical Society of the Gatineau, 1987, 3e édition, révisée, (1re éd. 1964), p. 51.

Moulin à scies (à vapeur) Edwards, à Rockland ON, en 1914. Au loin, la rivière des Outaouais et la Bouclier canadien, au Québec, sur la rive nord.

Source : Histoire de Rockalnd. E. Paul, 1914 ; don de John Conningham, Bibliothèque Publique de Clarence-Rockland, Digital Prescott Russell en Numérique.  

Le fait que ces briques réfractaires écossaises n'ont été rencontrées jusqu'ici que sur le site d'anciens moulins à vapeur conforte l'hypothèse qu'elles proviennent bien de ces moulins. Mais pourquoi tant de briques disparates pour trois moulins à vapeur ? La question, déjà posée dans le billet du billet du 21 sept. 2020 (« Les briques écossaises de la Gilmour ») n'a toujours pas trouvé de réponse satisfaisante. Le fait qu'ils aient souvent été incendiés et reconstruits explique peut-être en partie la variété des débris.

Brique après brique, nous arriverons bien à quelque chose...

jeudi 16 novembre 2017

Volcanisme à L'Ange-Gardien, QC


Autres billets sur la géologie de l'autoroute 50 en Outaouais.


Géologie de l'autoroute 50 à L'Ange-Gardien, à l'E de Buckingham. Modifié de SIGÉOM, Système d'information géominière du Québec, carte interactive (lien)*.
Quaternaire : Q
Protérozoïque supérieur : diabase I3B, 600 Ma (millions d'années)
Protérozoïque moyen : suite volcano-plutonique de Robitaille (SIR), 1060 Ma : désignées par les codes en (rob...)** ; province de Grenville, 1200 Ma : marbre M13 et paragneiss M4.
Lignes tiretées : failles ; Tour HQ : tour de communication d'Hydro-Québec ; *VB : viaduc du chemin Belter ; X-X' : tranchée de l'autoroute 50 considérée ici.
*Les formations de la carte SIGÉOM sont tirées de Hogarth (s.d.), ** de même que les codes des roches de la SIR (« rob... ») que j'ai adaptés pour les besoins du billet.


Résumé

Roches volcano-plutoniques potassiques de la suite ignée de Robitaille (1060 Ma), à Buckingham et L'Ange-Gardien, Qc, en discordance sur la province de Grenville du Bouclier canadien (métamorphisme 1200 Ma).


La section la plus spectaculaire de l'autoroute 50 en Outaouais est située sans conteste à L'Ange-Gardien, immédiatement à l'E de Buckingham. Entre les chemins Belter et Doherty, la route est au fond d'une tranchée escarpée dont les murs, qui atteignent 30 m de hauteur, donnent aux automobilistes l'impression de s'engager dans un canyon. La tour de communication d'Hydro-Québec, au sud de la paroi E, constitue un point de repère familier aux gens de la région.

La tranchée, orientée N-S, a été percée dans une colline constituée de roches volcaniques demeurées intactes depuis leur épanchement, il y a plus d'un milliard d'années.

Ces laves appartiennent à la Suite ignée de Robitaille (SIR ; voir Hogart ; s.d., 2007, 1997). Elles affleurent en une bande NNE discontinue, coupée de failles, depuis Buckingham jusqu'à Mayo.

L'ancienneté de la SIR se déduit du simple examen de ses relations avec les roches voisines. Les laves de la SIR se sont écoulées sur le Bouclier canadien — ou sa subdivision locale, la province de Grenville, dont le métamorphisme remonte à environ 1200 Ma (Ma : million d'années). Les roches du Grenville et de la SIR sont toutes deux découpées par des dykes de diabase verticaux âgés de 600 Ma (voir billet sur l'histoire géologique de l'Outaouais). Entre ces deux dates extrêmes, 1200 et 600 Ma, la marge est grande ! Des études ont permis de dater directement la SIR et de lui donner un âge de 1060 Ma, compatible avec les données du terrain. Le trait distinctif le plus immédiat de la SIR est l'absence des pegmatites granitiques et syénitiques, alors qu'elles sont omniprésentes dans les roches du Grenville.


Chronologie


  • 1200 Ma : province de Grenville, métamorphisme régional ;
  • 1060 Ma : SIR, effusion et intrusion ;
  • 600 Ma : dykes de diabase recoupant les roches du SIR et du Grenville ;
  • 500 Ma : début du dépôt des sédiments de la plate-forme du Saint-Laurent.



Volcanisme sans volcans

Les laves de la SIR se sont épanchées à partir de fissures et de failles. Il ne faut donc pas imaginer le paysage de l'Outaouais au Précambrien agrémenté d'un chapelet de volcans ! La finesse du grain, des structures d'écoulement, la présence d'amygdales (vacuoles en forme d’amande) remplies de carbonates et de bombes volcaniques ont permis de reconnaître le caractère effusif, ou volcanique, d'une partie de la SIR. Les dykes et les roches à grain plus grossier sont considérées comme intrusives, ou plutoniques, c.-à-d. consolidées sous la surface, en sills et plutons, dans l'empilement des laves. La SIR a donc un caractère mixte, volcano-plutonique.

La variété des roches générée par la SIR est très grande ; latite et trachyte pour les roches volcaniques ; lamprophyre, monzodiorite et syénite à feldspath alcalin pour les roches plutoniques. On rencontre aussi des carbonatites, des dolomies qui résultent du métasomatisme des abondants marbres calcitiques locaux par des fluides volcaniques et des brèches à phlogopite-calcite.

Les minéraux prédominants de la SIR sont la phlogopite et les feldspaths. Le clinopyroxène est commun, ainsi qu'une amphibole calcique. La suite est caractérisée par sa haute teneur en potassium et on peut parler d'une suite ultrapotassique, mais ces considérations nous amèneraient trop loin du cadre de ce petit billet si on les suivait.

Des lambeaux de roches volcaniques (des latites) apparentées à la SIR se retrouvent jusqu'à Saint-André-Avellin, 30 km à l'E de Buckingham.


L'autoroute 50

Que peut-on distinguer de la SIR depuis la chaussée de la 50, à l'E de Buckingham ?

Suite de Robitaille (Protérozoïque moyen ; 1060 Ma)
  • Roches volcaniques grises (trachyte) occupées par des filons et des poches de carbonates (fig. 2-8) ;
  • Dolomie rose (marbre métasomatisé) (fig. 5-6) ;
  • Lamprophyre sombre (au sud).
Roche tardive (600 Ma)
  • Dyke de diabase gris, large de 35 m. Il recoupe la tranchée à angle droit et est visible des deux côtés de l'autoroute (fig. 7-8).


Il faut un œil exercé, ou averti, pour distinguer les marges rectilignes et parfaitement verticales du dyke de diabase dont la teinte grise se fond dans celle, grise aussi, de la trachyte (fig. 7-8). (Un autre dyke de diabase, large d'un m et légèrement tordu, recoupe la trachyte à 35 m au N du grand dyke.)

Pour un amateur (moi, par exemple), tenter de faire la distinction entre toutes les catégories de roches cartographiées par Hogarth est une entreprise périlleuse (et la fig. 1 ne montre qu'un détail de sa carte). Faute de mieux, j'ai réparti pour mon usage personnel les roches de la SIR en deux catégories, toutes deux massives :


  • Roches noires aphanatiques (au grain indistinct, trop fin) : volcaniques ;
  • Roches phanéritiques ou grenues (au grain apparent), de teintes grises variées, contenant des phénocristaux de feldspath et de mica : volcaniques ou plutoniques, selon le grain, fin ou moyen.

Je n'ose tracer la ligne pour partager les roches grenues entre les volcaniques et les plutoniques. En l'absence de renseignements autorisés, j'aurais classé toutes les grenues dans la vaste famille des syénites*. Il existe d'ailleurs une syénite orangée tout à fait reconnaissable à l'extrémité N de la tranchée.
* Ajout (28 nov. 2017) - J’ai jeté un coup d’œil à d’anciens travaux sur le secteur considéré ici. Dans une carte accompagnant un article publié par Lafleur et Hogarth en 1981, la section X-X’ de la tranchée de la future autoroute 50 se situe dans une zone presque entièrement composé de syénite à biotite (roche plutonique). Elle ne croise qu’une mince bande de trachyandésite (roche volcanique) de moins de 100 m de largeur au S du point X’. La carte de Lafleur et Hogarth date de bien avant la construction de l’autoroute 50 et les travaux sur la géologie du secteur n’était pas aussi avancés en 1981 qu’aujourd’hui. Il serait donc injuste de les juger en fonction de l’état actuel de nos connaissances (et il existe plusieurs systèmes de classement des roches ignées). Elle montre du moins que ma position (classer les roches grenues de la tranchée, exceptés la dolomie et la diabase, parmi les syénites à phénocristaux) est tout à fait défendable.


Problème de niveau

L'élément le plus intriguant de ce tableau est que les roches volcaniques du SIR reposent directement sur le Bouclier (province de Grenville), qui devait donc être érodé au niveau actuel il y a plus d'un milliard d'années. Or, c'est sur ce même niveau que se sont déposés les sédiments de la plate-forme du Saint-Laurent (grès, calcaires, schistes) à partir de 500 Ma (voir le billet sur la discordance Bouclier/plate-forme au lac Beauchamp, 23 janv. 2011). Que cette surface et les laves de la SIR qu'elle porte se soit préservés entre 1060 Ma et 500 Ma est pour le moins surprenant.

Autre complication, plusieurs plutons qui affleurent aujourd'hui à la surface se sont mis en place à l'intérieur de la croûte terrestre avant, pendant et après l'épisode de la SIR. On peut prendre comme exemple, le pluton des Montagnes-Noires à Ripon (voir billets sur les Montagnes-Noires), 28 km au NE de Buckingham, âgé de 1075 Ma. Aucune faille connue ne peut expliquer ce décalage. Hogarth (s.d.) avance d'ailleurs l'hypothèse que le la RIS serait l'expression en surface des plutons de la suite à laquelle les Montagnes-Noires appartiennent. Le caractère potassique des deux suites autorise ce rapprochement.

On peut supposer qu'une couverture sédimentaire dont il ne reste aucune trace a préservé les laves. Elle aurait été érodée avant le dépôt des sédiments de la plate-forme du Saint-Laurent, il y a 500 Ma. Il a été aussi suggéré que l'effondrement de blocs faillés auraient soustraites la SIR à l'action de l'érosion, mais les évidences qui avaient été avancées pour soutenir cet hypothèse paraissent maintenant moins fortes. 

Mes excuses à M. Hogarth dont j'ai résumé les travaux de façon si succinte. Veuillez vous reporter à ses publications (voir « Références ») pour en savoir plus, notamment sur le caractère potassique et même ultrapotassique de la SIR qui fait son originalité. Mais ces considérations très techniques n'ont pas leur place dans ce court billet.


Références

  • D.D. Hogarth, s.d. — Rocks Of The Mason - Buckingham - Mayo Area, With Emphasis On Mesoproterozoic Igneous Types, GM 63238 (SNRC 31G11), 27 p., 1 plan.
  • D.D. Hogart et Robin Michel J.L., 2007 — « Strontium in Feldspars of High-K Proterozoic Igneous Rocks of the Robitaille Suite, Buckingham, Québec. » The Canadian Mineralogist, vol. 45, p. 1293-1306.
  • D.D. Hogarth, 1997 — Carbonatites, fenites and associated phenomena near Ottawa. GAC/MAC, Joint Ann. Meet., Ottawa, 1997, field trip guidebook A4, 21 p.
  • Lafleur J., Hogarth D.D., 1981 — « Cambro-Proterozoic volcanism near Buckingham, Québec. » Revue canadienne des sciences de la Terre,  18 :  1817-1823.
    .




Fig. 2. - Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur E, au N). — Filon de carbonate pâle dans la trachyte. Photo 18 nov. 2012.




Fig. 3. - Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur E, au N). — Autre filon de carbonate blanc dans la trachyte, sous une langue de dolomie rose ; d'autres filons blancs, plus discrets, parsèment la roche. Photo 18 nov. 2012.



Fig. 4. Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur W, au sud, face à la tour d'Hydro-Québec). — Filons et poches de carbonate rose dans la trachyte noire. Une amphibole bleue s'est développée au contact de la trachyte et de la poche de carbonate. Photo 11 nov. 2017.



Fig. 5. Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur W). — Dolomie rose et calcite(?) blanche dans la trachyte grise. © Google.



Fig. 6. Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur W). — Gros plan de la zone représentée en fig. 5. Un xénolite carré de trachyte est emporté par le filon de carbonate clair, à droite. Photo 11 nov. 2017.



Fig. 7. Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur E). — Contact franc et net entre la trachyte (1060 Ma ; à gauche) et le dyke de diabase (600 Ma ; à droite). Presque 500 Ma séparent ces deux roches. Voir fig. 8. Photo 18 nov. 2012.



Fig. 8. Tranchée de l'autoroute 50 à l'E de Buckingham (mur W). — Dyke de diabase large de 35 m recoupant la trachyte. Un indice : les lignes de forage se distinguent mieux (en clair) sur la diabase, au centre de la photo. © Google.



Fig. 9. À gauche : brèche de calcite grise cimentant des fragment d'une trachyte ; à droite :  trachyte entière, à grain fin ; notez les cassures conchoïdales. (Identification selon Hogarth ; s.d.). Rue Nadon (E), Buckingham (dans une zone immédiatement au S de la carte de la fig. 1). Ces échantillons ont été ramassés en 1999. L'affleurement n'est peut-être plus accessible, le secteur étant en bordure d'un quartier résidentiel. La pièce de 2 dollars canadiens mesure 28 mm de diamètre.

mardi 7 novembre 2017

Boudins noirs et roches grises, autoroute 50, Qc


Autres billets sur l'autoroute 50 : lien.




Photo du haut (SITE 1) : bandes mélanocrates (sombres), plissées et boudinées, dans un marbre gris clair. Autoroute 50, au N de Thurso, Qc (juillet 2009).
Photo du bas (SITE 2) : bande mélanocrate dans une tonalite (granite-diorite) gris clair. Autouroute 50, N de Montebello, Qc (avril 2015).
(Ces photos sont reprises plus bas.)


Résumé

Marbre gris et tonalite grise contenant des bandes plissées et boudinées de paragneiss et d'amphibolites. Province de Grenville du Bouclier canadien, 1,0 à 1,2 milliard d'années.
Localisation
Autoroute 50, croisement de la route 317, au N de Thurso (SITE 1), et de la route 323, au N de Montebello (SITE 2), Qc.


On trouve dans les tranchées de l'autoroute 50 entre Buckingham et Grenville, au Québec, un grand nombre de parois rocheuses grises que viennent zébrer des bandes ou des inclusions noires (ou mélanocrates*). Le premier réflexe est de penser que les mêmes formations reviennent et reviennent sans cesse tout le long de l'autoroute.
* Riches en minéraux sombres ; à l'inverse, une roche riche en minéraux clairs sera dite leucocrate.

Se fier uniquement à la couleur est cependant hasardeux.

L'autoroute 50, à l'est de Buckingham, coupe à travers de larges formations de marbre à graphite de teinte grise. Le marbre contient des bandes plissées et boudinées (rompues) de paragneiss à biotite-hornblende et d'amphibolites noires (SITE 1, plus bas).

Le marbre domine ainsi jusqu'au nord de Papineauville ; une tonalite* gneissique gris clair devient alors la roche de fond jusqu'à passé Montebello (SITE 2). La tonalite contient des bandes mélanocrates semblables à celles du marbre (ainsi que, d'ailleurs, des bandes du marbre lui-même).
* Une sorte de granite riche en plagioclase, ou de diorite riche en quartz.

Ensuite, jusqu'à Grenville, le décor devient plus bariolé et les bandes de marbre, de paragneiss, d'orthogneiss (dont la tonalite), de gabbro, alternent sur de courtes distances.

Voyez comme c'est simple :


  • Le marbre, roche sédimentaire à l'origine, est gris clair, la tonalite, roche magmatique, est gris clair ;
  • Tous deux contiennent les mêmes bandes noires plus ou moins plissées ou boudinées.


Remarquez qu'il s'agit là de vérités locales, ni le marbre ni la tonalite ne présentant universellement ces teintes grises...

Le marbre est formé de calcite (carbonate de calcium) ; la tonalite, principalement de feldspaths et de quartz (silicates). Avec ces données seules en tête, il peut être difficile à la personne non avertie de distinguer l'un de l'autre depuis une automobile en marche sur la route. Il lui faudra toucher, ou plutôt s'attaquer à la roche, pour en avoir le cœur net. La calcite se raye facilement avec un objet en métal ; les silicates, non. Le long de la 50, l'aspect gneissique de la tonalite, avec des stries de minéraux noirs enlignés, permet, avec un peu d'habitude, de la reconnaître sans avoir besoin de trop s'en approcher. 


Pressions et fluage


Tous ces marbre, tonalite, paragneiss, etc. ont subi d'intenses pressions qui les ont affecté jusque dans leur texture lors de l'orogénie grenvilienne il y a un peu plus d'un milliard d'années. Plis, ruptures, replis, intrusions magmatiques, recristallisation et métamorphisme... Le marbre, plus ductile (il se déforme et « coule » sous la pression tout en restant solide), a provoqué la rupture des bancs de paragneiss qui alternaient avec lui ou qu'il contenait. Certaines bandes noires sont des amphibolites, anciens dykes qui traversaient le marbre et les autres roches et qui ont subi les mêmes contraintes tectoniques.

Dans la suite du billet, les roches mélanocrates examinées seront considérées comme des paragneiss, en accord avec la carte de Dupuy et al., bien que la présence d'amphibolite* parmi elles ne peut être exclue (photos 13-14).
* Voir d'ailleurs le billet du 1er nov. 2017, « Marqueterie de marbre et d'amphibolite à Calumet, Qc ».



SITE 1. - Autoroute 50 / route 317, Thurso, Qc.

Marbre gris contenant des bandes noires plissées et boudinées.


La carte géologique (Dupuy et al. ; 1989) indique à cet endroit du marbre à graphite et des paragneiss à biotite-hornblende (en simplifiant les données du document). Le marbre gris se reconnaît sans peine ; les paragneiss, dans le secteur, sont uniment noirs ou gris sombre et sont tout aussi reconnaissables.

Les bandes de paragneiss soulignent les déformations imprimées dans le marbre, plus ductile. Les plis, souvent serrés, les ruptures et les injections de marbre dans le paragneiss rendent perceptibles les contraintes tectoniques imprimées dans le roc.


SITE 2. - Autoroute 50 à l'ouest de la route 323, au N de Montebello, Qc.

Tonalite contenant des boudins de roches mélanocrates.


La carte géologique (Dupuy et al. ; 1989) s'interrompt à l'est de Papineauville, soit immédiatement à l'ouest du site illustré ici. (C'est la plus détaillée disponible.) Elle permet malgré tout de voir que la géologie du secteur est dominée par une tonalite gneissique gris clair contenant des bandes N-S de marbre et de paragneiss. Dans mes notes, la roche sombre que j'ai pu examiner est identifiée comme une amphibolite gneissique riche en biotite, mais la carte m'oblige à la considérer comme une bande de paragneiss engloutie dans la tonalite. La nature discordantes des contacts entre la bande noire et la tonalite (photos 13-14) me fait cependant pencher à la fin pour un dyke intrusif métamorphisé (amphibolite). 



Référence


  • Hugues Dupuy, Sharma K.N.M. et al., 1989 — Géologie de la région de Thurso-Papineauville - Outaouais. SNRC 31G/11. MÉRQ, MB 89‑08, carte au 1/20 000.




Fig. 1 (site 1). - Bandes de paragneiss mélanocrate plissées et boudinées dans un marbre gris à graphite. Photo 4 juillet 2009.



Fig. (site 1) 2. - Gros plan sur la tranchée de la fig. 1. Photo 4 juillet 2009.



Fig. (site 1) 3. - Ne pas se fier à la couleur ! Inclusion granitique blanche (sous la tête du marteau) dans un marbre gris clair. Photo 12 avril 2015.



Fig. (site 1) 4. - Filon de granite grossier recoupant une inclusion de paragneiss sombre. Le filon est droit et intact : il s'est installé après les déformations qui ont plissé le paragneiss. Photo 18 nov. 2012.



Fig.  (site 1) 5. - Je dois me fier à mes notes de terrain qui indiquent « bandes de granite blanc plissées dans un marbre gris ». Par la seule couleur, il est difficile de distinguer le marbre (gris à blanc) du granite blanc. Photo 18 nov. 2012.



Fig. 6 (site 1). - Bandes de paragneiss noir dans le marbre clair. Photo 18 nov. 2012.



Fig. 7 (site 1). - Bandes de paragneiss dans le marbre clair. Aspect souple des contacts. Photo 18 nov. 2012.



Fig. 8 (site 1). - Contact du marbre (à gauche) avec le paragneiss traversé de filon de granitiques gris clair. Déformations fantomatiques. Ce détail prend place à la droite de la fig. 7. Photo 18 nov. 2012.



Fig. 9 (site 1). - Marbre blanc injecté dans la roche mélanocrate. Photo 18 nov. 2012.



Fig.11 (site 2). - Boudin mélanocrate dans une tonalite gneissique. Vue vers le nord, ouest à gauche, est à droite. Autoroute 50 à l'ouest de la route 323, au N de Montebello, Qc. Photo 12 avril 2015.


Fig. 12 (site 2). - Vue rapprochée de la continuation du même boudin noir (fig. 11) du côté sud de l'autoroute 50 ; est à gauche, ouest à droite.
La tonalite est gris pâle ; la roche noire, est parcourue de filons felsiques blancs plissés qui ne se poursuivent pas dans la tonalite. La roche noire a donc été traversée par des filons de granite blanc qui ont été déformés avant son incorporation dans la tonalite. Photo 12 avril 2015.


Fig. 13 (site 2). - Autre vue du contact boudin noir/tonalite claire. Est à gauche, ouest à droite.
La grain de la tonalite (lignes blanches) est pratiquement perpendiculaire au boudin. Une telle discordance me fait penser que le boudin est une roche intrusive discordante tardive dans la tonalite. Photo (mieux lisible en noir et blanc) 12 avril 2015.



Fig. 14 (site 2). - Boudin noir discordant dans la tonalite gris clair. Photo 12 avril 2015. La roche noire est coupée par des filons felsiques blancs qui suivent l'orientation des filons plus discrets dans la tonalite.

vendredi 9 juin 2017

Back-Wallingford parmi les 10 sites les plus menacés de la Fiducie nationale du Canada


Photo : OutdoorOttawa
La mine Back-Wallingford figure parmi les 10 sites les plus menacés du palmarès 2017 de la Fiducie nationale du Canada (lien). Un appui de taille aux personnes qui se sont démenées pour sauvegarder ce joyau du patrimoine géologique et industriel de l'Outaouais.

(Autres billet du blogue sur la mine Back-Wallingford : lien.)


«La Fiducie nationale du Canada présente le Palmarès 2017 des 10 sites les plus menacés

À la Fiducie nationale du Canada, nous croyons que les lieux importent. Ils racontent le Canada, ils nous rattachent à nos racines et ils sont les pièces maîtresses d’un avenir durable. Chaque année, le Palmarès des 10 sites les plus menacés braque les projecteurs de la nation sur des lieux historiques menacés parce qu’ils sont négligés, par manque de fonds, par suite d’un aménagement inapproprié ou en raison de la faiblesse des lois.

''Les Canadiens sont attachés à leurs lieux spéciaux, a fait valoir la directrice générale de la Fiducie nationale Natalie Bull. Pourtant, des forces influentes menacent de les détruire. Le Palmarès des 10 sites les plus menacés de la Fiducie nationale est devenu un puissant outil dans la lutte pour sauver des lieux qui importent.''»

[Le Palmarès annuel de la Fiducie a été lancé en 2005.]

Mission de la Fiducie
«La Fiducie nationale inspire et incite à l'action à l'égard des lieux qui importent. Nos sites, nos projets et nos programmes mobilisent les Canadiens, renforcent l'identité locale et donnent vie au patrimoine.»


Sites géologiques exceptionnels

Rappelons que la mine Back-Wallingford a été proposée aux Sites géologiques exceptionnels (SGE) du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec. En octobre 2016, la mine n'était toujours qu'un «site proposé», elle en était donc à étape qui précède celle de «site à l'étude» qui mène – on l'espère – à l'inscription définitive parmi les SGE. Voir le billet du 1er oct. 2016.

vendredi 14 avril 2017

On ne démolit plus


Mise à jour un peu tardive à propos de deux dossiers qui ont fait la une de l'actualité régionale. Le blogue ayant fait écho aux controverses et même, dans le premier cas, alimenté les discussions, je me devais de faire part de l'évolution des choses. En bref, la mine Back-Wallingford (voir articles du blogue) sera sécurisée (et préservée) tandis que les ruines des rapides Deschênes seront conservées (voir le blogue).


La mine Back-Wallingford, au nord de Gatineau, QC. Photo Carl Mondello, prise dans Motherboard, Brigitte Noël, «The uncertain future of Québecs most beautiful abandoned mine», 19 octobre 2016.




Wallingford-Back : bientôt un plan pour la mine

«Le sort à court terme de la mine désaffectée Wallingford-Back, à Mulgrave-et-Derry, sera connu dans deux semaines.
Le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles (MERN) prévoit présenter son plan de sécurisation des lieux à la MRC de Papineau le 19 avril, a affirmé au Droit le porte-parole du ministère, Sylvain Carrier.
Les détails de ce plan seront divulgués aux élus de la Municipalité régionale de comté dans le cadre d'une séance d'information. M. Carrier confirme toutefois que l'option du dynamitage et de la démolition de l'endroit ne figure pas dans les cartons de Québec. Cette possibilité avait soulevé l'ire de défenseurs du patrimoine, l'automne dernier. [...]» (Benoit Sabourin, Le Droit, 7 avril 2017.)


Les ruines de la centrale de la Deschênes Electric Company sur les rapides Deschênes à Aylmer (Gatineau), QC. Photo Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit.


Le MTQ ne souhaite plus démolir les ruines des rapides Deschênes

«Le ministère des Transports du Québec (MTQ) met sur la glace son projet de démolition des ruines des rapides Deschênes, a appris Le Droit.
Le député du Pontiac, André Fortin, confirme que des représentants du MTQ ont récemment rencontré des représentants d'associations de kayakistes et que le projet proposé par ces derniers pour la mise en valeur du site et l'amélioration de la sécurité dans le secteur est suffisamment intéressant pour mettre un frein à la démolition des vestiges. [...]» (Benoit Sabourin, Le Droit, 12 avril 2017.)

samedi 18 février 2017

Retour aux Montagnes-Noires et à l'Eozoon canadense



Carte de Logan et Dawson (1875). Cliquez sur l'image pour la voir en pleine grandeur. Document (avec le texte qu'il accompagne) fournit par le Projet Gutenberg. Référence complète à la fin du billet.



Détail de la carte de Logan et Dawson (1875), depuis l'Outaouais, au sud, jusqu'aux lacs Montigny (Simonet), Viceroy et Barrière, au nord.


Bref retour à l'Eozoon canadense de St-André-Avellin et aux Montagnes Noires de Ripon. Et même, pourquoi pas, aux chutes de Plaisance.

La carte géologique qui illustre le billet est une version remaniée par Dawson (1875) d'une carte de Logan (1863). Obsolète dans ses principes (mais pas nécessairement toujours fausse), elle reste la première véritable carte géologique moderne de l'Outaouais entre Thurso et Grenville. Une sorte de monument historique, intéressant en soi, malgré ses limites.

J'avais déjà utilisée la version primitive, celle de Logan, pour localiser les chutes de Plaisance (voir billets des 16 et 18 août 2015).

Dawson (1875) a réutilisé la carte pour situer situer l'Eozoon canadense (voir le billet du 3 févr. 2017). Les Montagnes-Noires, dont il a été question récemment (billets des 22 déc. 2016 et du 25 janv. 2017) figurent aussi sur la carte. Façon de parler, puisqu'elles se confondent dans une bande de gneiss à orthoclase (en rose sur la carte) qui regroupe en fait un grand nombre de gneiss et de plutons non séparés.

L'Eozoon canadense, les Montagnes-Noires, les chutes de Plaisance... La région n'est pas dépourvue d'intérêt du point de vue géologique. Il y a là un potentiel insoupçonné...



Détail agrandi de la carte de Logan et Dawson (1875), avec modifications.
Légende partielle
Rose et brun : bandes de gneiss à orthoclase ; bleu : bande de marbre ; trait rouge : Eozoon, à Côte-St-Pierre ; LN : lac noir ; MN : Montagnes-Noires, pluton de syénite-diorite noyé dans le gneiss à orthoclase. Lac Montigny : Lac Simonet d'aujourd'hui.
Les bandes de gneiss à orthoclase englobent plusieurs roches (gneiss variés et plutons). La carte les distribue en les entrelardant de bandes de marbre selon des principes stratigraphiques qui ne s'appliquent pas à ces formations.


Référence


vendredi 27 janvier 2017

Mine Back-Wallingford : un chemin de contournement ?


Mine Back-Wallingford, Glen Almond, QC. Photo © Daniel Dostie


Mine Back-Wallingford, Glen Almond, QC. Photo © Daniel Dostie


Mine Back-Wallingford, Glen Almond, QC. Photo © Daniel Dostie



Cette dernière photo pour donner une idée de l'échelle des proportions (comparez avec la première). Tirée de : André E. Lalonde, Université d’Ottawa, et Richard Charlebois, CLD Papineau, La mine Back-Wallingford : Un projet géotouristique dans la MRC de Papineau, s.d.


La nouvelle m'avait échappé à l'époque. La fièvre du temps des fêtes, sans doute. J'en ai pris connaissance grâce à deux tweets récents de l'Association des propriétaires du lac Simon.

(Les photos, sauf la dernière, sont de Daniel Dostie (merci !), versions réduites des fichiers originaux.)


Un chemin de contournement pour mener à la mine Back-Wallingford ?



« Si un promoteur souhaite transformer la mine désaffectée Wallingford-Back en site récréotouristique, il devra procéder à l'aménagement d'un chemin de contournement et convaincre la population locale du bien-fondé de son projet. » (Benoît Sabourin, LeDroit, 22 décembre 2016)


« En imposant cette condition, les responsables municipaux veulent surtout préserver la qualité de vie des citoyens. L'été dernier, de nombreuses personnes avaient envahi les lieux, après la diffusion d'un reportage, largement partagé sur Internet. » (Radio-Canada, 23 décembre 2016)

Voir les autres billets du blogue sur le même sujet.

samedi 21 janvier 2017

Marbre de Thurso et de Ripon



Photo 1. Légende originale (Pelletier, 1927) : Closely folded Grenville limestone [marbre], in railway cutting north of Ripon, Quebec.  
Parties sombres : le marbre ; parties claires : inclusions plissées plus résistantes à l'érosion ressortant en relief. Au nord de Ripon, le chemin de fer passait à l'ouest de la route 317 moderne et longeait le lac Vert (lac Viceroy actuel).


Billet pour le plaisir (le mien).

Je cherchais depuis longtemps la thèse de Pelletier (1927) sur la géologie de Thurso. McGill l'ayant rendue disponible par Internet, j'ai pu enfin mettre une main avide, quoique virtuelle, dessus.

Je ne l'ai encore que parcouru. C'est un travail ancien, en partie obsolète dans sa nomenclature («Série de Buckingham», etc.), mais ses cartes sont détaillées, ses descriptions d'affleurements toujours valables ; pour l'amateur qui, comme moi, pratique la géologie au raz des pâquerettes, tout ça demeure à la fois instructif et très évocateur.

Le marbre des photos appartient à la province de Grenville et est âgé de plus d'un milliard d'années. Voir Corriveau (2013) pour plus de détails.



Photo 2. Marbre gris, de la même formation que celui de la photo 1 (jonction 317 et autoroute 50, entre Thurso et Ripon, juillet 2009). Les plis et le démembrement des inclusions sombres révèlent les mouvements de fluage qui ont affecté le marbre. Celui-ci, récemment percé pour une bretelle de l'autoroute, montre une surface encore fraîche et claire.


Photo 3. À quelques m de la tranchée de la photo 2 (juillet 2009). Marbre météorisé (en sombre), en retrait par rapport à ses inclusions résistantes.


Références

  • Corriveau, Louise., 2013. Architecture de la ceinture métasédimentaire centrale au Québec, Province de Grenville : un exemple de l'analyse de terrains de métamorphisme élévé; Commision géologique du Canada, Bulletin 586, 251 p. doi: 10.4095/226449 
  • Pelletier, Rene A., Geology of the Thurso area, Quebec and Ontario, "Thesis, submitted in part requirement for the degree of Doctor of Philosophie, at McGill University, Montreal, 1927.  http://digitool.library.mcgill.ca/R/?func=dbin-jump-full&object_id=140685&local_base=GEN01-MCG02

dimanche 23 octobre 2016

Mine Back : détruire ce que l'on protège


La mine Back-Wallingford, au nord de Gatineau, QC. Photo Carl Mondello, prise dans Motherboard, Brigitte Noël, «The uncertain future of Québecs most beautiful abandoned mine», 19 octobre 2016.


Autres billets du blogue sur le sujet
16 oct. 2016, «Mine Back-Wallingford : objectif atteint à 88,8 %» ;
http://geo-outaouais.blogspot.ca/2016/10/mine-back-wallingford-objectif-atteint.html
9 oct. 2016, «Back-Wallingford (suite) : études et discrétion» ;
2 oct. 2016, «La mine Back-Wallingford : la solution qui fait boum !» ;
1er oct. 2016, «Sauvons la mine Wallingford-Back !».


La mine Back-Wallingford est sauvée, du moins aucune menace ne la vise plus à courte ou moyenne échéance. Son destin est entre les mains du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec (MERN), les maires de la MRC de Papineau ayant décidé sagement (selon moi) que le sort de la mine relevait avant tout de son propriétaire, ledit Ministère. Un promoteur (Abraska, déjà present au parc de la caverne Laflèche) s'est montré intéressé a développé un parc dans le respect du site et de son environnement physique et humain.

En proposant de dynamiter cette magnifique mine, le Ministère avait cédé à une étrange logique ; autant exterminer les espèces en voie de disparition pour économiser les sommes que lui coûtent leur protection...

Félicitations aux personnes qui se sont démenées auprès des instances, dans les médias et sur le terrain pour sauver la mine. La mobilisation populaire m'a surpris par son ampleur. La pétition mise en ligne par Les amis de la mine Back-Wallingford a dépassé l'objectif premier de 5000 signatures le 19 octobre (5247 au moment de diffuser ce billet).

Mon avis reste que les choses allaient pour le mieux quand la mine n'était connue que d'un cercle limité de plongeurs, de géologues et d'amis de la nature.

Mais, bon, longue vie à la mine Back-Wallingford, que la paix soit restaurée dans les collines de la Gatineau et que la population locale retrouve le calme qu'elle a perdu cet été.


Couverture médiatique du 19 et 20 octobre 2016 (Source Les amis de la mine Back-Wallingford : suite de la liste mise en ligne dans le billet du 2 octobre.)


Photo Jean Paul Villegas, prise dans Motherboard, Brigitte Noël, «The uncertain future of Québecs most beautiful abandoned mine», 19 octobre 2016.

dimanche 16 octobre 2016

Mine Back-Wallingford : objectif atteint à 88,8 %


PÉTITION (Avaaz) pour sauver la mine Back-Wallingford.

Objectif atteint à 88,78 % : 4439 signatures enregistrées sur les 5000 recherchées ! Un petit effort encore !



La mine Back-Walingford, avant que l'eau ne l'envahisse. Photo coll. Bastien, tirée de Denis Doyon et Guy-Louis Poncelet (coll.), La mine Back-Wallingford : Réalisation d'une enquête ethnologique en prévision de la mise en valeur du site de la mine Back, CIGG, CLD Papineau, Culture et Communications Québec, 2006.
Lien pour obtenir le rapport (et autres documents sur la mine) :
https://www.facebook.com/groups/1131109223649483/files/
Source : Les amis de la mine Back-Wallingford
https://www.facebook.com/groups/1131109223649483/

Autres billets du blogue sur le sujet

9 oct. 2016, «Back-Wallingford (suite) : études et discrétion»
2 oct. 2016, «La mine Back-Wallingford : la solution qui fait boum !»
1er oct. 2016, «Sauvons la mine Wallingford-Back !»

dimanche 9 octobre 2016

Back-Wallingford (suite) : études et discrétion




Note. Contrairement à ce que j'ai lu à certains endroits, je ne suis pas géologue, sinon amateur. Nuance importante. C'est bien indiqué dans mon blogue (colonne de droite).

Billets précédents sur le même sujet

Études sur la mine Back-Wallingford (téléchargeables)

https://www.facebook.com/groups/1131109223649483/files/
Source : Les amis de la mine Back-Wallingford
https://www.facebook.com/groups/1131109223649483/

Les études sur la mine de feldspath Back-Wallingford ne manquent pas. Tout a déjà été mesuré, soupesé, quantifié et budgété. Le plus ironique est que ces études ont été commandées par les instances qui veulent maintenant la dynamiter... En effet, au cours des dernières années, la MRC de Papineau, par l'entremise du CLD Papineau, a commandité plusieurs études qui arrivent toutes à la conclusion de l'opportunité et de la nécessité de préserver la mine Back-Wallingford et de l'excellente initiative que serait sa mise en valeur. Détruire la mine Back-Wallingford, c'est détruire un irremplaçable vestige de l'histoire minière de la région, c'est détruire une cathédrale souterraine. (Voir billets précédents.)

Depuis son abandon en 1972 et son ennoyage, la mine est devenue un lieu privilégié par les amateurs de plongée sous-marine. La vaste et profonde galerie artificielle qui s'enfonce jusqu'à 240 m sous terre, les immenses piliers de pegmatite claire, les jeux de la lumière passant par les ouvertures de la voûte, l'endroit valait le déplacement et, même sans l'intention d'y faire trempette, le coup d’œil. Plongées et visites au sec se faisaient dans l'illégalité la plus parfaite, il faut bien l'avouer
.)

L'engouement récent pour la mine risque d'aggraver sa situation. On parle de la détruire parce ce qu'elle attire plus de gens que peuvent en accueillir les chemins des collines et l'absence d'aménagement pour les déchets de toutes sortes que génèrent les humains lorsqu'ils se présentent en masse. Pas de parking, pas de poubelles, pas de toilettes, mais un voisinage exaspéré ! Beaucoup de visiteurs ont une conduite qui s'apparente au vandalisme.

De plus, la mine est fermée et interdite au public. Si vous y êtes, vous n'êtes pas sensé y être...

La mine se portait mieux quand elle n'était connue que d'un cercle limité de gens. Les sites naturels (ou rendus à la nature) supportent mal la célébrité, l'affluence des visiteurs, bien intentionnés ou non, les met en péril davantage que l'anonymat ou l'indifférence.

Publiciser son existence l'a mise en péril ; maintenant, pour la sauver, faut la faire connaître encore plus, ce qui risque d'augmenter encore le nombre de visiteurs. Situation paradoxale !

Aimez la mine Back, mais de loin. N'allez pas la voir, vos visites sauvages la mettent en danger.

Si on détruit la mine, on n'en reviendra pas dans l'avenir d'avoir commis un acte aussi insensé (pour demeurer poli).

dimanche 2 octobre 2016

La mine Back-Wallingford : la solution qui fait boum ! (Ajout)


Suite de mon billet d'hier : «Sauvons la mine Wallingford-Back !», 1er oct. 2016.

PÉTITION (Avaaz) pour sauver la mine Back-Wallingford.

AJOUT (6 oct. 2016) - The Guardian (UK) parle de la mine Back-Wallingford !
https://www.theguardian.com/world/2016/oct/05/canadian-wallingford-back-mine-petition
(Merci à Chantal Crête, porte-parole des Amis de la mine Back, de m'avoir signalé le fait.)

AJOUT (8 oct. 2016). - À la fin du billet, la couverture médiatique complète sur l'affaire. Gracieuseté des Amis de la mine Back.



Mine Back-Wallingford, au nord de Buckingham, QC. Photo tirée de la page de la pétition, auteur inconnu (de moi en tout cas, qu'il se signale pour que je le crédite).


Au cours des dernières années, la MRC de Papineau, par l'entremise du CLD Papineau, a commandité plusieurs études qui arrivent toutes à la conclusion de l'opportunité et de la nécessité de préserver la mine Back-Wallingford et de l'excellente idée que ça serait de la mettre en valeur.

En tout cas, jusqu'à récemment, personne n'a proposé de faire sauter la mine.

Autant dynamiter la tour de Pise parce qu'elle fait de l'ombre ou démanteler la tour Eiffel parce que c'est plein de courants d'air, on s'enrhume à la visiter. Remarquez, je n'en condamne pas moins le comportement des milliers de visiteurs qui, cet été, par leur manque de civisme, ont congestionné les chemins des collines et ont rendu la vie impossible aux habitants du secteur. L'exaspération de ces derniers se comprend aisément.

Voir ces reportages pour plus de détails (voir couverture médiatique plus complète ajoutée en fin de billet) :

La mine Back-Wallingford (c'est mon opinion que je donne ici, mais elle traduit assez bien les conclusions des études) constitue un site unique, tant du point de vue historique, patrimonial, esthétique et récréo-touristique. Les gens à qui j'ai montré les photos du site prises dans Internet ont été estomaqués par la beauté et la majesté des lieux. (Faites une recherche, ces photos ne sont pas difficiles à trouver. J'hésite à les employer ici, question droits d'auteur.)

Back-Wallingford, c'est la seule mine en l'état que l'Outaouais conserve. C'est aussi la seule pour laquelle nous possédons un dossier exceptionnel rédigé à partir d'interviews des ouvriers de la mine encore en vie (Denis Doyon et Guy-Louis Poncelet, 2006). Le matériel et le documentaire nous dictent la nécessité de préserver ce morceau de notre patrimoine humain et industriel.

Or, aujourd'hui, le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec (MDRN) ordonne à la MRC de Papineau de sécuriser le site (le dynamiter) ou d'élaborer un projet de mise en valeur. Le Ministère a pourtant inscrit la mine dans la liste des sites à l'étude pour s'ajouter aux sites géologiques exceptionnels (SGE) déjà reconnus (voir mon billet précédent). On protégeait ce que, maintenant, on ne verrait pas d'objection à voir détruire.

La MRC a choisi la solution qui fait boum.

Hier exceptionnelle et désirable, aujourd'hui nuisance publique.

Faudrait savoir...

Merci à Mathieu Nobert et aux amis de la mine Back qui ont attiré mon attention sur ces études dont la plupart m'étaient inconnues.


Études sur la mine Back-Wallingford
  • CIGG, Centre d'interprétation de la géologie du Grenville, Plan de développement intégré : Sites et circuits du patrimoine naturel de la région de l’Outaouais, Partenaires du PDI : Conseil régional de développement de l'Outaouais, Développement économique Canada - pour les régions du Québec, Les CLD de l'Outaouais, Agence de traitement numérique de l'Outaouais.
  • André E. Lalonde, Université d’Ottawa, et Richard Charlebois, CLD Papineau, La mine Back-Wallingford : Un projet géotouristique dans la MRC de Papineau, s.d.
  • Denis Doyon et Guy-Louis Poncelet (coll.), La mine Back-Wallingford : Réalisation d'une enquête ethnologique en prévision de la mise en valeur du site de la mine Back, CIGG, CLD Papineau, Culture et Communications Québec, janvier 2006. 
  • Luc Lafrenière, Minéralogie de la mine Back-Wallingford : un projet géotouristique en Outaouais, mémoire baccalauréat, Département des sciences de la Terre, Université d'Ottawa, 2006. https://drive.google.com/file/d/0B3udmeSsnEYrS0ppT0tYc0lRMzg/view
  • Zins Beauchesne et associés, Étude d'opportunité pour le développement de la mine Back : rapport final présenté à la MRC Papineau et au CLD de Papineau, déc. 2005.



Couverture du rapport La mine Back-Wallingford : Un projet géotouristiquedansla MRC de Papineau, s.d., par André E. Lalonde, Université d’Ottawa, et Richard Charlebois, CLD Papineau. Photo Collection Bastien.On voit les piliers de pierre qui soutiennent le toit de la mine.



Une meilleure idée de l'échelle des grandeurs... Photo tirée du rapport La mine Back-Wallingford...


AJOUT (8 oct. 2016)

Couverture médiatique complète jusqu’à ce jour, du plus récent au plus ancien ; fournie par Les amis de la mine Back. (Suite dans mon billet du 23 octobre.)

  • Article Le Droit, opinion 6 octobre 2016, Pascal Samson,  Sauvons la mine Wallingford Back  http://www.lapresse.ca/le-droit/opinions/votre-opinion/201610/06/01-5028156-sauvons-la-mine-wallingford-back.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
  • Article journal, NatuurBeheer, "Een ruwe diamant": Canadezen starten petitie om verlaten grot van ondergang te redden  http://www.demorgen.be/wetenschap/-een-ruwe-diamant-canadezen-starten-petitie-om-verlaten-grot-van-ondergang-te-redden-bcd3a23d/
  • Article revue Les Affaires_6 octobre, 2016, Par Yannick Clerouin, Alain Mckenna et Julien Abadie :  Cette incroyable mine québécoise est devenue une attraction touristique… pour le meilleur et pour le pire.  http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/10-choses-a-savoir/10-choses-a-savoir-jeudi/590523?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_term=6-10-2016&utm_content=10-choses-jeudi
  • Entrevue radiophonique 104,7fm_Solide comme le Roch, 6 octobre 2016, entrevue de M.Morin, voisin de la mine.  http://www.fm1047.ca/lecteur/audio/la-mine-wallingford-back-un-joyau-pas-au-grand-336861.mp3
  • Article Le Droit_5 octobre 2016, Benoit Sabourin :  Mine Wallingford-Back : aux élus de trancher  http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/petite-nation/201610/05/01-5027821-mine-wallingford-back-aux-elus-de-trancher.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualites_98069_section_POS2
  • Article Info07-Petite-Nation_5 octobre 2016, Jessy Laflamme :  Mine Wallingford-Back : les élus de Papineau analyseront la question bientôt  http://www.lapetitenation.com/actualites/societe/2016/10/5/mine-wallingford-back---les-elus-de-papineau-analyseront-la-ques.html
  • Reportage de Florence Ngué-No, Ici Ottawa-Gatineau-RadioCanada _  5 octobre 2016 :  Rien n’est réglé au sujet de l’ancienne mine Wallingford-Back  http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/2016/10/05/008-mine-wallingford-back-sort-incertain-mrc-papineau.shtml
  • Entrevue, Ici-Canada _5 octobre 2016, entrevue_Martine Caron, membre Les Amis de la mine Back  https://twitter.com/iciottgat/status/783805062468349952
  • Entrevue radiophonique, 104,7 FM  Solide Comme le Roch, 5 octobre 2016, entrevue Chantal Crête, membre Les Amis de la mine Back  http://www.fm1047.ca/lecteur/audio/une-petition-est-lancee-pour-sauver-un-joyau-un-336673.mp3
  • Article The Guardian_ 5 octobre 2016,  Ashifa Kassam:  A ‘Diamond in the rough’: Canadians aim to save fantastical abandoned site  https://www.theguardian.com/world/2016/oct/05/canadian-wallingford-back-mine-petition
  • Article du magazine Global Mining magazine :  5 octobre 2016, Dale Benton: The Story of The Wallingford Back-mine  http://www.miningglobal.com/miningsites/2086/The-story-of-the-Wallingford-Back-Mine
  • Article Le Droit, 4 octobre 2016, Benoit Sabourin :  La pétition pour la sauvegarde de la mine de Mulgrave-et-Derry prend du gallon  http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/petite-nation/201610/03/01-5027057-la-boutique-des-121-tresors-inauguree.php
  • Reportage CTV-Ottawa, 4 octobre 2016, Megan Shaw: Dispute over abandoned mine http://ottawa.ctvnews.ca/video?clipId=965553
  • Reportage CTV update_4 octobre 2016 : Growing debate about what to do with abandoned Western-Quebec mine http://ottawa.ctvnews.ca/growing-debate-over-what-to-do-with-abandoned-western-quebec-mine-1.3101884
  • Article Ottawa Metro_ 4 octobre 2016, Haley Ritchie: Petition Launched to Save Scenic Quebec Cave From Demolition  http://www.metronews.ca/news/ottawa/2016/10/04/petition-launched-to-save-scenic-quebec-cave-from-demolition.html
  • Article CBC news_4 octobre_2016, Trevor Pritchard : Save ‘breathtaking’ West Quebec Mine From Demolition, Petition Urges  http://www.cbc.ca/news/canada/ottawa/wallingford-back-mine-demolition-petition-1.3788137
  • Article de blogue Géo.Outaouais-Henri Lessard, 2oct_2016, La mine Wallingford-Back : La solution qui fait BOOM ! http://geo-outaouais.blogspot.ca/2016/10/la-mine-back-wallingford-la-solution.html
  • Article de blogue Lac-Simon Blogspot_2 octobre 2016: La mine Wallingford-Back III : Pétition et Facebook lancée http://lacsimon.blogspot.ca/2016/10/la-mine-wallingford-back-iii-petition.html
  • Article de Blogue Géo.Outaouais-Henri Lessard_1oct_2016 :  Sauvons la mine Wallingford-Back
  •   http://geo-outaouais.blogspot.ca/2016/10/photo-tiree-de-sabina-1986-p.html?m=1
  • Article LeBulletin_1octobre_2016, Louis Charles Poulin : Une pétition lancée pour sauver la mine Wallingford-Back  http://www.lebulletin.net/Actualites/2016-10-01/article-4654712/Une-petition-lancee-pour-sauver-la-mine-Wallingford-Back/1
  • Énergie 104.1 Gatineau-Ottawa 104.1_29 septembre 2016: Quel est l’avenir de l’ancienne mine Wallingford-Back  http://www.iheartradio.ca/energie/energie-gatineau-ottawa/nouvelles/quel-est-l-avenir-de-l-ancienne-mine-wallingford-back-1.1970915
  • Article du blogue Lac-Simon Blogspot_29 septembre 2016 :  La mine Wallingford II, un comité s’organise http://lacsimon.blogspot.ca/2016/09/une-mine-cest-plus-quun-trou-pierre.html
  • Reportage Radio Canada_28 septembre 2016, Florence Ngué-No :  Une ancienne mine de l’Outaouais menacée d’être dynamitée  http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/2016/09/28/007-mine-wallingford-back-menacee-destruction-doit-etre-securisee.shtml?isAutoPlay=1
  • Article Info07 Petite-Nation_28 septembre 2016, Jessy Laflamme :  Mine Wallingford-Back, un comité veut éviter le pire  http://www.lapetitenation.com/Actualites/2016-09-28/article-4652235/Mine-Wallingford-Back-%3A-un-comite-veut-eviter-le-pire/1
  • Éditorial LeDroit_28 septembre 2016, Pierre Jury: Une mine, c’est plus qu’un trou  http://www.lapresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/pierre-jury/201609/28/01-5025398-une-mine-cest-plus-quun-trou.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
  • Info07 Petite-Nation_27 septembre 2016, Jessy Laflamme: Rencontre prévue pour sauver la mine Wallingford-Back  http://www.lapetitenation.com/Actualites/2016-09-27/article-4651103/Rencontre-prevue-pour-sauver-la-mine-Wallingford-Back/1
  • Article de blogue Lac-Simon Blogspot, 27 septembre : La mine Wallingford-Back  http://lacsimon.blogspot.ca/2016/09/la-mine-wallingford-back.html
  • Article Le Droit_27 septembre 2016, Benoit Sabourin : Au secours de la mine Wallingford-Back  http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/petite-nation/201609/27/01-5025112-au-secours-de-la-mine-wallingford-back.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_actualites_98069_section_POS5
  • Article Info07_23 septembre 2016, Louis Charles Poulin : Qu’adviendra-t-il de la mine Wallingford-Back  http://www.lapetitenation.com/Actualites/Politique/2016-09-23/article-4647470/Qu%26rsquo%3Badviendra-t-il-de-la-mine-Wallingford-Back%3F/1
  • Article Le Droit_25 août 2016, Benoit Sabourin : Mulgrave-et-Derry victime de la popularité d’une mine abandonnée  http://www.lapresse.ca/le-droit/actualites/petite-nation/201608/25/01-5014089-mulgrave-et-derry-victime-de-la-popularite-dune-mine-abandonnee.php
  • CTV news_29 janvier 2016 : Underground hockey in an abandoned mine  http://ottawa.ctvnews.ca/underground-hockey-in-an-abandoned-mine-1.2757891
  • Article blogue Narcity Vancouver_ 26 juillet 2016: 17 Amazing places in Canada to travel to if you’re Young, Broke and Restless  http://www.narcity.com/vancouver/17-amazing-places-in-canada-you-need-to-travel-to-if-youre-young-broke-and-restless/
  • Article blogue,Taylor on  a trip_21 juillet 2016 :  I think my Canadian is showing: Ottawa and Wallingford-Back mine  http://tayloronatrip.com/ottawa-wallingford-back-mine
  • Article ExitMag_7 juillet 2016, La mine de Wallingford-Back  http://www.exitmag.ca/mag/quoi-de-neuf/item/977-mine-wallingford-back
  • Article Blogue Narcity Montréal_15 juin 2016 : La plus belle grotte à seulement deux heures de Montréal  http://www.narcity.com/montreal/la-grotte-quil-faut-que-tu-visites-cet-ete-a-2-heures-de-montreal/
  • Article MTL Blog_15 juin 2016 : The insane grotto two hours away from Montreal that’s totally worth roadtripping to this summer  http://www.mtlblog.com/2016/06/the-insane-grotto-two-hours-away-from-montreal-thats-totally-worth-roadtripping-to-this-summer/
  • Reportage CTV news_29 janvier 2016 : Underground hockey in an abandoned mine  http://ottawa.ctvnews.ca/underground-hockey-in-an-abandoned-mine-1.2757891
  • Article Atlas Obscura: Mulgrave-and-Derry, Canada, Wallingford-Back mine  http://www.atlasobscura.com/places/wallingford-back-mine
  • Mémoire baccalauréat, Luc Lafrenière, 13 mars 2006:  Minéralogie de la mine Back-Wallingford : un projet géotouristique en Outaouais.  https://drive.google.com/file/d/0B3udmeSsnEYrS0ppT0tYc0lRMzg/view

Sites internet qui parlent de la beauté de la mine Back.

  • The DreamCatcheuse_juillet 2016 : http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=16&ved=0ahUKEwix9570zrTPAhXJ24MKHeHYBp0QFghnMA8&url=http%3A%2F%2Fthedreamcatcheuse.com%2F2016%2F07%2Fwallingford-back-mine%2F&usg=AFQjCNFxRczXass8fakJhPK1rnI7Rvc-8g&sig2=1K_BUxOG50MF2hccMXhahw
  • Scubapedia : http://scubapedia.ca/index.php/Mine_Back
  • Capital Gems : http://www.capitalgems.ca/wallingford-back-mine.html
  • Neptune Scuba : http://www.neptune-scuba.info/ca/qc/mine-back-mine-fr.html
  • Uer : https://www.uer.ca/locations/show.asp?locid=28028
  • One Land Mag : http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=24&ved=0ahUKEwiu4uG10bTPAhWH0YMKHRk5Cbo4FBAWCC8wAw&url=http%3A%2F%2Fonelandmag.com%2Fjournee-la-mine-back-wallingford%2F&usg=AFQjCNGdKP8w2WRqkifSLbxgcKS5EoARPQ&sig2=Tx6BD-zCKdT3u_0K4znOdA&bvm=bv.134052249,d.amc


Divers vidéos

  • http://imgur.com/gallery/4IaYw?third_party=1?reg
  • https://www.youtube.com/watch?v=H0kO8QH1JkA
  • https://www.youtube.com/watch?v=n0Hxx2wQacc