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mardi 19 novembre 2019

La menace d’un possible «boom minier» en Outaouais


Carte MiningWatch Canada


« Le Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation craint ce qu’il qualifie de « véritable ruée vers l’or » qui se prépare au Québec dans le milieu de l’industrie minière, alors que le graphite et le lithium font saliver les prospecteurs qui multiplient leurs explorations depuis les dernières années, notamment en Outaouais ainsi que dans les Laurentides et Lanaudière. » (Benoît Sabourin, Le Droit, 17 nov. 2019.)

Voir l'article au complet. Voir aussi mon texte (en trois parties) sur les mines en Outaouais.

samedi 1 décembre 2012

Le radon à Gatineau


Ça m'avait échappé, et j'ai d'autant moins d'excuse que c'est quelque chose de très intéressant, du moins important par ses implications.

En novembre 2011, la Gatineau Valley Historical Society (GVHS) présentait une conférence de Donald D. Hogarth sur le radon et la radioactivité (uranium et thorium) dans la vallée de la Gatineau :

Radon in the Gatineau (November 2011 GVHS Event) - pdf 1.9 MB
Handout from Dr. Don Hogarth, geology professor and author, who spoke to GVHS members and friends about radon and radioactivity in the Gatineau Valley. Includes detailed maps.


Donald D. Hogarth, professeur de géologie de l'Université d'Ottawa à la retraite, est l'auteur de nombreux travaux sur la région qui sont d'ailleurs souvent cités dans ce blogue.

Il est trop tard pour la assister à l'événement, mais il nous reste la possibilité de consulter le pdf de la conférence (lien plus haut). Il contient une carte de la région Gatineau - Wakefield où les terrains sont répartis en 4 catégories selon leur degré de radioactivité :

En gros, si je résume, les roches du Paléozoïque (calcaires, grès) le long de l'Outaouais sont «non radioactives» ; le Bouclier canadien (Protérozoïque) est partout «faiblement» à «modérément radioactif», ce qui ne surprendra personne. Les zones «très radioactives» sont éparses à travers le territoire.

Remarquez qu'il est au-delà de mes capacités d'appréhender avec exactitude ce que signifie exactement ici les adverbes«faiblement», «modérément» et «très»...

Les roches qui présentent les taux de radioactivité les plus élevés sont une trachyte, des lamprophyres, des fénites/carbonatites et certaines intrusions granitiques. Les gneiss, marbres et quartzites (la matière même du Bouclier canadien) appartiennent surtout aux roches faiblement radioactives.


À propos du radon

«Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle. Il est sans couleur et sans odeur. Il provient de la désintégration de l’uranium, un élément chimique présent dans la croûte terrestre. Les concentrations de radon varient d’une région et d’une localité à l’autre.
Le radon se retrouve dans l’air tant à l’extérieur de bâtiments, qu’à l’intérieur. À l’extérieur, les concentrations de radon sont très faibles. Cependant, à l’intérieur, le radon peut s’accumuler et atteindre des concentrations pouvant, à long terme, être néfastes pour la santé.
Le radon peut s’infiltrer dans les bâtiments par les fissures dans la fondation, les vides sanitaires et les entrées de canalisations. Comme il est plus dense que l’air, ce gaz peut s’accumuler dans les parties les plus basses ou mal ventilées d’un bâtiment.»
(Santé Outaouais.)

«Un nouveau problème de radon dans les maisons fait surface à Chelsea, en Outaouais, où la présence de ce gaz dans l'eau inquiète les citoyens.» (Radio-Canada)

vendredi 9 novembre 2012

Lac Blue Sea : suite (ajout)


Suite à mon dernier billet : géologie du lac Blue Sea.

(J'ai ajouté quelques précisions – 10 nov. 2012.)

J'aime bien comparer des cartes d'époques différentes d'un même secteur. Le coin NE de chacune de ces deux qui suivent est calé sur les coordonnées 76° W et 46° 15' N. La première couvre plus de territoire à l'ouest tandis que la seconde est plus détaillée.

Le secteur est riche en gisement de zinc, de fer, de minéraux radioactifs et a souvent été étudié et prospecté.

(Cliquez sur les images pour les voir à leur pleine grandeur.)


Carte : détail de Bourne (1970).

Légende (adaptée)

PROTÉROZOÏQUE SUPÉRIEUR
12 : diabase
PROTÉROZOÏQUE MOYEN
Supergroupe de Grenville
7 : granite blanc
X : granite à amazonite (billet précédent)
6a : marbre
5 : paragneiss à grenat, sillimanite, biotite et feldspath
Socle pré-Grenville (?)
3 : amphibolite
1 : complexe de gneiss gris
Symbole circulaire à l'est du X rouge : sablière


Carte : détail de Gauthier (1982).

Légende (adaptée)
Roches magmatiques
G : syénite
F1 : granite et pegmatite
X : pergmatite à amazonite (la croix à gauche du X – il faut grossir la carte – indique
le gisement d'amazonite.)
F2 : diorite
Supergroupe de Grenville
E : quartzites et paragneiss du niveau supérieur
D : marbres du niveau médian (D1 : marbre calcaire ; D2 : dolomitique)
C : quartzites et paragneiss du niveaux inférieur
Socle pré-Grenville ?
B : amphibolite du niveau de base


SOURCES
  • Bourne, J H., Géologie de la région du lac Cayamant, ministère des Richesses naturelles, Québec, RP 598, 1970, 20 pages (avec carte 1725 (1/63 360), 31K01).
  • Gauthier M., Métallogénie du zinc dans la région de Maniwaki-Gracefield, Québec, ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, Québec, MM 82-03, 1982, 108 pages (avec 2 cartes couleur au 1/20 000 et 7 cartes noir et blanc à 1/2000, 1/500 et 1/250).